À première vue, l’idée paraît saugrenue, mais les recherches d’un institut israélien sont on ne peut plus sérieuses. En effet, il est possible de détecter un cancer chez un patient en fonction de son haleine. Explications.

Cette pratique n’est pas vraiment nouvelle, mais désormais, celle-ci s’avère être assez fiable pour être appliquée largement dans le monde médical. L’étude parue le 21 décembre 2016 dans la revue American Chemical Society donne l’intégralité des détails.

Les ingénieurs israéliens de l’Institut Technion ont mis au point un capteur capable d’en savoir plus sur l’état de santé d’un patient. C’est un dispositif embarquant une puce qui permet de détecter plusieurs maladies simultanément. Composée entre autres de nanoparticules d’or et de nanotubes de carbones, celle-ci est en capacité d’établir un étalonnage (et une quantification) des molécules organiques exhalées, autrement dit ce qui résulte de notre haleine !

Les chercheurs ont réalisé une batterie de tests sur 1404 volontaires (malades et personnes saines) et un total de 2808 échantillons de souffle ont été prélevés. Les résultats ont permis de constituer un répertoire de 17 Composés Organiques Volatils (COV).

Ce qui est très intéressant, c’est que chacun de ces COV correspond à une maladie particulière représentant une sorte de « souffle d’empreinte » caractérisé par 13 molécules organiques présentes dans notre souffle de manière naturelle. Parmi les cancers identifiés à l’aide de ce procédé, on retrouve les cancers de la prostate, des poumons, de la vessie, des ovaires et du côlon-rectum ainsi que celui du rein et de l’estomac.

Le dispositif mis au point est dirigé par une intelligence artificielle agissant en qualité d’opérateur qui compare également les résultats d’analyses afin de fournir une conclusion détaillée. Selon les chercheurs, le taux de précision est de 86 %, ce qui est remarquable, surtout que le test ne dure que le temps d’un souffle ! Cette technologie semble être la bienvenue alors que juste en France, 150 000 décès ont été causés par un cancer en 2015.

Sources : Blasting NewsUberGizmo