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La Nasa espère trouver la première vie extraterrestre au sein même de notre Système solaire

Crédits : NASA

Et si la toute première forme de vie extraterrestre à découvrir se trouvait au sein même de notre Système solaire. C’est en tout cas ce que pensent plusieurs scientifiques de la Nasa, qui veulent concentrer leurs recherches sous la surface des astres, à commencer par Encelade, une lune de Saturne.

Selon de nombreux scientifiques de l’agence spatiale américaine, emmenés notamment par Chris McKay, astrobiologiste de la branche des Systèmes planétaires de la NASA, notre Système solaire pourrait bien abriter la vie. Si jusqu’ici, l’Homme n’a pu explorer que la Lune et Mars en surface, c’est au contraire sous la surface qu’ils pensent qu’il faut désormais concentrer les recherches. Le rôle de Chris McKay est justement de déterminer où la vie extraterrestre pourrait être présente dans le système solaire. « Et nous voulons précisément aller voir sous la surface », déclare-t-il.

Problème, il est aujourd’hui difficile et extrêmement coûteux de concevoir des engins capables d’aller explorer sous la surface des astres qui pourraient potentiellement abriter la vie. C’est notamment le cas de Mimas, la plus petite lune de Saturne qui, comme nous vous le révélions dans un précédent article, abriterait un océan sous sa surface. C’est aussi le cas de Ganymède, la plus grosse lune de Jupiter.

Nous vous parlions aussi récemment d’Encelade, une autre lune de Saturne, qui réunit les conditions nécessaires à la vie. C’est justement sur Encelade que les recherches devraient se concentrer, elle qui possède un océan sous sa croute de glace, mais aussi une activité hydrothermale. Pour Chris McKay, s’il y a de la vie dans notre Système solaire, c’est là qu’on la trouvera en premier. « Encelade est la plus probable à nous donner une réponse le plus tôt possible. […] Parce qu’Encelade a un panache qui file vers l’Espace ».

Mais si pour le moment aucune mission n’est encore lancée vers celle-ci ou vers une autre des lunes de Saturne, les études peuvent être menées différemment. « Je pense que les meilleures molécules à mesurer sont les acides aminés, celles qui façonnent les protéines », déclare à ce sujet Chris McKay.

Mais pour l’astrobiologiste, il ne s’agit pas simplement de trouver une forme de vie extraterrestre, mais bien de trouver une forme de vie extraterrestre qui serait totalement différente de celle que l’on connaît sur Terre. « Pour moi, telle est la vraie question : Ce n’est pas de savoir s’il existe une vie sur ces autres mondes, mais s’il existe une seconde genèse de vie sur ces autres mondes », a-t-il déclaré au journal Business Insider. « Une différence subtile, mais pas évidente à moins d’y songer ». Et pour cela, il faudra aller plus loin. « Plus l’on s’éloignera de la Terre, plus les conditions seront différentes et plus nous aurons de chances de trouver une vie qui ne soit pas liée à la nôtre », conclut-il.

 Source : businessinsider

– Illustration : Des geysers sur Encelade / Nasa