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Japon : des raies électriques pour remplacer les centrales nucléaires ?

Crédits : Wikimedia Commons

Des chercheurs japonais sont à l’origine d’un projet ambitieux. Celui-ci consiste à imiter la torpille, un poisson ayant la capacité de produire de l’électricité comme moyen de défense ou de prédation, et ce dans le but de construire des générateurs électriques capables de remplacer les centrales nucléaires.

Les chercheurs nippons de l’Institut Riken étudient actuellement l’organe électrique de la torpille. Le constat suivant a été fait : l’animal transforme une énergie chimique stockée sous forme d’adénosine triphosphate (ATP) en énergie électrique, sous l’impulsion du système nerveux.

L’organe en question a été prélevé et les chercheurs ont pu récupérer l’énergie en le stimulant par le biais d’un neurotransmetteur du nom d’acétylcholine. Ainsi, pendant plus d’une minute, les chercheurs ont obtenu une tension d’1,5 volt (V) pour une intensité de 0,64 milliampère (mA) en courant continu.

Les experts ont fait la preuve de la reproduction de ce processus de génération de courant et du maintien de l’organe électrique de la torpille pendant une journée entière. Ils ont également pu stocker de l’énergie en régulant de manière précise l’injection du neurotransmetteur, à la manière du système nerveux de la torpille. La tension d’1,5 V et l’intensité de 0,25 mA obtenues sont faibles, puisqu’il y a seulement de quoi allumer une diode.

Cependant, le processus intéresse les chercheurs japonais qui y voient un sérieux potentiel à développer puisque le rendement se situe très proche des 100%. À terme, ils espèrent pouvoir développer des générateurs dignes de ce nom, capable d’utiliser le même procédé et fonctionnant à l’ATP.

De plus, l’adénosine triphosphate est considérée comme une énergie entrant dans le cadre du développement durable, car il s’agit d’une énergie propre. L’ambition est de remplacer les centrales nucléaires à terme, bien que le chemin soit encore très long.

Sources : Phys.orgScience et Avenir