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Invasion d’ours polaires au nord-est de la Russie, l’état d’urgence déclaré

Crédits : Wikipédia

Dans l’archipel arctique de la Nouvelle-Zemble, au nord-est de la Russie, les habitants font face à une “invasion” de dizaines d’ours polaires à la recherche de nourriture. L’état d’urgence vient d’être déclaré. Une situation sans précédent, selon les autorités.

Les ours polaires naissent et vivent principalement sur la banquise. Ils y parcourent plusieurs dizaines de kilomètres par jour à la recherche de phoques, principalement. Mais à mesure que la perte de glace s’accélère dans la région, principalement en raison du réchauffement climatique, les animaux affamés n’hésitent pas à rejoindre les terres pour se rapprocher des populations humaines, et se rabattre sur les déchets. C’est notamment le cas dans l’archipel de la Nouvelle-Zemble, au nord-est de la Russie. Ici, la situation devient de plus en plus ingérable. L’état d’urgence vient d’être déclaré.

«Ils pénètrent dans des immeubles d’habitation»

Une cinquantaine d’ours polaires rendent en effet régulièrement visite, depuis le mois de décembre, aux habitants de Belouchia Gouba, le plus grand village de l’archipel (environ 3 000 âmes). Et les ours ne viennent pas pour les caresses. «Certains animaux faisant preuve d’un comportement agressif, explique Alexandre Minaïev, adjoint au chef de l’administration de l’archipel. Ils attaquent les gens et pénètrent dans des immeubles d’habitation et de service, dit-il. Entre six et dix ours polaires se trouvent en permanence sur le territoire du village. Les gens sont effrayés, ils ont peur de sortir de la maison (…), les parents ont peur de laisser leurs enfants aller à l’école».

Les véhicules de patrouilles et les chiens inefficaces

Tirer sur les ours polaires est interdit en Russie. Ces animaux sont en effet classés comme espèces vulnérables en raison de la «perte actuelle et potentielle de leur habitat de glace de mer résultant du changement climatique», selon le World Wildlife Fund. Il resterait entre 22 000 et 31 000 ours blancs dans le monde. Aussi pour chasser les animaux, les autorités s’arment de véhicules de patrouille et de chiens, mais les ours ne craignent pas ces méthodes. «Ces mesures n’ont pas l’effet recherché», peut-on lire.

Si l’intégrité physique des habitants reste menacée dans les prochains jours, des mesures drastiques pourraient en revanche être prises. «L’abattage des animaux pourrait être à terme la seule mesure qui s’imposera pour assurer la sécurité». Pour l’heure, aucune décision n’a été prise en ce sens, mais l’agence fédérale russe chargée de la surveillance de l’environnement a décidé d’envoyer sur l’archipel une commission pour tenter d’évaluer précisément l’état de la situation.

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