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Grâce au graphène, ces panneaux solaires génèrent aussi du courant avec la pluie

Crédits : PublicDomainPictures / Pixabay

Pour pallier les fluctuations du climat selon les zones géographiques où l’on se trouve, qui peuvent affecter le rendement des panneaux solaires, des scientifiques chinois ont mis au point des panneaux photovoltaïques capables de capter l’énergie du soleil, mais aussi de l’eau de pluie.

Nous ne sommes pas tous égaux face au rendement des panneaux solaires selon la région du monde où l’on se trouve. En effet, au Royaume-Uni, il pleut en moyenne 42% de l’année et le rendement n’est pas le même qu’en Sicile par exemple. Alors, les chercheurs chinois Qunwei Tang, Xiaopeng Wang et Benlin He, de l’université chinoise de l’Océan et de Peizhi Yang de l’Université normale de Yunnan, ont mis au point de nouveaux panneaux photovoltaïques capables de générer de l’énergie lorsque le climat ne le permet pas, à partir de l’eau de pluie qui frappe les panneaux.

Ce qui fait la différence, c’est le graphène, « destiné à résoudre la crise énergétique » selon les concepteurs. Il s’agit d’un matériau bidimensionnel très conducteur, capable sous l’effet de l’eau de lier les ions positifs avec leurs électrons. Ici, ce sont les impuretés de l’eau de pluie, plus précisément les sels, qui sont déterminants dans le processus, en se dissociant en ions négatifs et positifs. Dès lors qu’ils atteignent une quantité suffisante, ils se lient au graphène afin de produire du courant électrique, comme l’expliquent les concepteurs.

Pour le moment, si l’invention est vouée à être développée à des fins commerciales, sa production en masse n’est que peu envisageable en raison du coût élevé de la production du graphène, dont la découverte a valu aux physiciens Andre Geim et Konstantin Novoselov un Prix Nobel de Physique en 2010. Reste également la question de la durabilité de ces panneaux, qui à elle seule permettrait de mesurer l’amortissement du coût environnemental de leur réalisation.

Source : thetelegraph