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États-Unis : un « poisson fossile » est sorti des profondeurs !

Crédits : Wikipédia

Des pécheurs du sud des États-Unis ont récemment remonté un poisson pas comme les autres. Il s’agit du garpique alligator, un mastodonte à l’allure très spéciale apparu il y a une centaine de millions d’années.

La nouvelle a été révélée par le Clarion Ledger reports dans un article du 24 mai 2018 : deux pêcheurs de l’état du Mississippi ont pêché un poisson de deux mètres de long pour une masse de 80 kilos. Il s’agit surtout d’un garpique alligator (Atractosteus spatula), une espèce de poisson surnommée « poisson fossile » ou « poisson primitif », comme l’indique The Nature Conservancy, une ONG de protection de l’environnement.


Si ce monstre marin, qui peut mesurer jusqu’à trois mètres de long pour 140 kilos, est surnommé ainsi, c’est parce que ce dernier est présent sur Terre depuis 100 millions d’années. Par ailleurs, les dimensions de ce poisson ainsi que le fait qu’il possède deux rangées de grandes dents acérées sur la mâchoire supérieure, ne constituent pourtant pas une menace pour l’être humain. Malheureusement, ce poisson tout à fait spécial est en déclin, comme l’explique The Nature Conservancy :

« Depuis le milieu du 20e siècle, les garpiques alligators font face à un déclin important de leur population pour plusieurs raisons. »

En effet, leur milieu naturel est mis à mal, notamment par la construction de barrages et évidemment par le biais de la surpêche, en plus d’avoir une mauvaise réputation à cause de leur dentition. La réduction de leur population a également un impact sur tout l’écosystème car il faut savoir que le garpique alligator se nourrit beaucoup de carpes asiatiques, une espèce invasive pullulant dans tout le bassin du Mississippi.

Enfin, malgré les alertes lancées par The Nature Conservancy, le garpique alligator ne figure pas dans la base de données des espèces menacées constituée par l’US Fish & Wildlife Service et n’apparaît pas non plus dans la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Sources : The Clarion Ledger reportsSciences et Avenir