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Et si notre galaxie était un gigantesque trou de ver ?

Crédits : JohnsonMartin / Pixabay

En combinant les équations de la Relativité Générale avec la carte « présumée » de la matière noire dans notre galaxie, des physiciens sont parvenus à l’hypothèse selon laquelle notre galaxie serait un gigantesque « trou de ver ».

Prévus par la théorie, notamment la relativité d’Einstein, les trous de ver sont supposés être des sortes de « raccourcis » entre deux points de l’espace éloignés l’un de l’autre, formant un « tunnel dans l’espace-temps ». Si rien ne permet bien évidemment de le démontrer à l’heure actuelle, il s’agirait toutefois d’une hypothèse tout à fait valable, selon des travaux menés par des physiciens italiens, américains et indiens.

Selon l’équipe qui a réalisé cette étude, « si nous combinons la carte de la matière noire dans la Voie lactée avec les modèles les plus récents du Big Bang pour expliquer l’univers, et que nous émettons l’hypothèse de l’existence de tunnels dans l’espace-temps, ce que nous obtenons est que notre galaxie pourrait vraiment contenir l’un de ces tunnels, et que ce tunnel pourrait même être de la taille de la galaxie elle-même ».

« Mais il y a mieux » affirme Paolo Salucci, astrophysicien à l’école internationale d’études avancées (SISSA) de Trieste, spécialiste de la matière noire et co-auteur de l’étude. « Nous pourrions même voyager au travers de ce tunnel, car d’après nos calculs, il pourrait être navigable, comme celui que nous avons vu dans Interstellar ».

Bien sûr, il ne s’agit pour le moment que de physique théorique, car même si les calculs effectués pouvaient être vérifiés, nous n’avons à l’heure actuelle pas les connaissances et les compétences nécessaires pour se servir de tels tunnels. Même la vérification posera problème, de l’aveu même des auteurs : « en principe, nous pourrions la tester en comparant deux galaxies, la nôtre et une autre très proche, par exemple un nuage de Magellan, mais nous sommes encore très loin d’une véritable possibilité de faire une telle comparaison ».

Bien sûr, ces travaux reposent sur un nombre considérable d’hypothèses qui ne sont pas vérifiées à l’heure actuelle (trous de ver, existence de la matière noire). L’hypothèse ici formulée repose donc sur le fait que de nombreuses autres hypothèses soient préalablement considérées elles-mêmes comme démontrées, ce qui n’est pas le cas. « Il ne s’agit par conséquent que d’une hypothèse “possible”, en l’état actuel de nos (minces) connaissances de l’univers » conclu le scientifique.

Source : phys.org