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Mais en fait, d’où viennent les comètes ?

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De temps en temps, une interaction gravitationnelle envoie une jolie comète sur une orbite qui la rapproche du Soleil. En raison de l’augmentation du rayonnement, les gaz volatiles et les poussières se subliment alors, laissant derrière le noyau une longue traînée de glace. C’est ainsi que nous les découvrons. Mais d’où viennent-elles, ces comètes ?

La source des comètes a été proposée à l’origine par Gerard Kuiper en 1951, il émit à l’époque l’hypothèse qu’il devait y avoir un vaste disque de gaz et de poussière entourant le système solaire, au-delà de l’orbite de Pluton. Cette « Ceinture de Kuiper », qui a donc emprunté son nom, contient des millions d’objets qui tournent autour du Soleil. Certains se bousculent, et des objets se retrouvent parfois hors de la ceinture. Les astronomes appellent ces objets des « comètes à courte période ». La célèbre comète de Halley est un bon exemple. Tous les 74 à 79 ans, la comète de Halley se balance près du soleil et s’embrase. Celle-ci, et d’autres, sont bien connues des astronomes. Mais il y en a des plus mystérieuses.

Les comètes dites « à longue période » semblent en effet sortir de nulle part, traversent le Système solaire intérieur (certaines s’écrasent sur le Soleil), puis retournent dans l’espace lointain. Maintenant, d’où viennent-elles ? L’astronome hollandais Jan Oort calculait un jour qu’il devait y avoir un gigantesque nuage de glace plus loin, bien au-delà de la ceinture de Kuiper — situé entre 5 000 et 100 000 unités astronomiques du Soleil. On rappelle qu’une seule unité astronomique équivaut à la distance de la Terre au Soleil. C’est dire si c’est loin. La sonde spatiale Voyager 1, par exemple, aura besoin de 300 ans pour atteindre les bords de ce nuage.

Crédits : NASA

Si le nuage d’Oort est bel et bien un réservoir à comètes, alors celles-ci auraient besoin de centaines de milliers ou même de millions d’années pour accomplir le voyage d’une orbite autour du Soleil. Cette comète (ci-dessous) récemment découverte, baptisée C /2017 K2 PANSTARRS, probablement constituée d’oxygène, d’azote, de dioxyde de carbone et de monoxyde de carbone, en est un bel exemple, puisque celle-ci visite notre quartier pour la première fois depuis 4,5 milliards d’années.

Crédits : Hubble / NASA

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