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Découverte de la planète la plus chaude connue à ce jour

Crédits : Robert Hurt / NASA/JPL-Caltech

Une équipe de chercheurs annonce la découverte de l’exoplanète la plus « chaude » connue à ce jour à 650 années-lumière de la Terre dans la constellation du Cygne avec une température du jour culminant à plus de 4 300 degrés.

Avec ses plus de 4 600 Kelvins (plus de 4 326 degrés Celsius), KELT-9b pourrait facilement rivaliser avec la plupart des étoiles question températures. À titre de comparaison, la surface de notre Soleil est d’environ 5 800 Kelvins et même Mercure, la plus proche des planètes de notre système, n’atteint que 700 Kelvins à la surface. Vous retrouverez cette exoplanète environ 2,8 fois plus massive que Jupiter à environ 650 années-lumière de la Terre en direction du Cygne, orbitant autour d’une étoile baptisée KELT-9. La raison de cette chaleur insensée est la proximité très intime qu’entretient cette géante de gaz avec son étoile hôte qui figure elle-même parmi les étoiles les plus chaudes connues à ce jour, atteignant des températures d’environ 10 170 Kelvin.

Son étoile, KELT-9b en fait le tour en seulement 36 heures (rien à voir donc avec nos 365 jours terrestres), d’où la température. Notez que ces températures extrêmes ne concernent que l’une des deux faces de la planète qui n’en présente qu’une seule à son étoile de par sa proximité (comme la lune avec la Terre). « Il serait juste de dire que cette planète est plus chaude qu’au moins 80 % de toutes les étoiles connues, ce qui est tout simplement génial », déclarait notamment il y a quelques jours l’astronome Jonti Horner, de l’Université du Queensland du Sud. Comme dit plus haut, KELT-9b est effectivement 2,8 fois plus massive que Jupiter, mais seulement à moitié aussi dense, car son atmosphère est constamment déchirée par son étoile hôte tant elles sont proches.

« C’est une planète si l’on se base sur sa masse, mais son atmosphère est totalement différente de toute autre planète que nous connaissons » explique Scott Gaudi, professeur d’astronomie à l’Ohio State University et l’un des principaux auteurs de l’étude. L’étoile KELT-9 émet en effet tellement de rayons ultraviolets qu’elle pourrait « évaporer » sa planète à tout moment, ne laissant place qu’à un petit noyau rocheux et stérile comme Mercure. Dans tous les cas, l’avenir de KELT-9b semble très compromis (comme la Terre). Son étoile va en effet continuer à gonfler pour devenir une géante rouge dans environ un milliard d’années selon les estimations. KELT-9b sera donc quant à elle avalée au passage.

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