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De quoi se compose le “nuage” de micro-organismes qui vous suit constamment ?

Crédits : iStock

Où que nous soyons, quoi que nous fassions, nous sommes entourés d’un essaim de micro-organismes. Mais de quoi se compose réellement ce « nuage » de matière ? Des chercheurs de l’Université de Stanford (États-Unis) ont mené l’enquête.

Microbes, composés chimiques, champignons, etc. Quoi que vous fassiez, où que vous alliez, une petite « bulle » de micro-organismes vous suit constamment. Ces petites formes de vie – et peut-être des agents pathogènes – grouillent actuellement autour de vous, à cet instant. Mais de quoi se compose exactement cette escouade ? Michael Snyder et son équipe, de la faculté de médecine de l’Université de Stanford, ont récemment construit un dispositif permettant de filtrer l’air respiré par une personne tout au long de la journée. Ils détaillent leurs travaux dans la revue Cell.

Une quinzaine de volontaires ont ainsi été suivis, certains pendant quelques jours, d’autres sur plusieurs mois. Michael Snyder, principal auteur de l’étude, a même porté ce dispositif pendant deux ans. Tous les trois jours, le contenu de chaque dispositif – capable de filtrer des micro-organismes ou autres particules de 25 micromètres de diamètre – était analysé dans le but de comprendre la composition de ce que les chercheurs ont baptisé : notre « exposome ».

Au total, les chercheurs ont pu documenter plus de 40 000 bactéries, champignons, et autres particules d’aérosols. « Cela nous permet, pour la première fois, de classer ce à quoi nous sommes exposés, à un niveau personnel, explique le chercheur. Vous êtes juste exposé à une vaste gamme d’organismes et à un vaste panel de produits chimiques ».

Il en ressort que la plupart des micro-organismes retrouvés sont inoffensifs. Malgré tout, l’exposome peut être très différent d’une personne à une autre, et ce même si vous vivez dans le même environnement. Quatre des quinze participants vivaient par exemple à San Francisco, mais aucun ne présentait le même exposome. Côté négatif, les chercheurs notent également la présence quasi constante de particules DEET (pesticide que l’on retrouve notamment dans les produits anti-moustiques) dans les échantillons prélevés.

Les chercheurs s’attellent maintenant à tenter de comprendre comment ces particules invisibles influencent notre santé. Ils envisagent, pour ce faire, de perfectionner leur appareil dans le but de pouvoir filtrer des organismes plus petits, comme les virus. À terme, ils espèrent également proposer un dispositif plus petit pour que chacun puisse analyser lui-même son propre exposome en temps réel.

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