in ,

Quels sont les plus grand risques pour l’humanité en 2018 ?

Crédits : iStock

Selon un nouveau rapport, les phénomènes météorologiques extrêmes sont les menaces les plus probables et les plus graves qui pèsent sur l’humanité en 2018, en plus des tensions politiques internationales…

Le World Economic Forum vient de publier le Global Risks Report 2018. Selon les experts interrogés, les conditions météorologiques extrêmes et notre incapacité à nous adapter au changement climatique devraient être nos plus grandes préoccupations pour cette année. Le rapport s’appuie tous les ans sur un panel de 1000 experts évaluant les risques majeurs auxquels sera confronté le monde dans les mois à venir. En plus de la difficulté constante à faire face aux bouleversements climatiques, cette année sera également dominée par des risques politiques assez élevés, peut-on lire, qui pourraient déborder sur un conflit ouvert entre les grandes puissances.

Le rapport évalue ici la gravité de chaque risque global en fonction de sa probabilité et de ses impacts potentiels. Si les tensions politiques sont toujours présentes, les conditions météorologiques extrêmes et les catastrophes naturelles focalisent cette année davantage l’attention des experts. Les risques environnementaux ont en effet augmenté au cours des treize dernières années. La saison 2017 fut notamment marquée par des ouragans destructeurs, des températures extrêmes aussi chaudes que glaciaires, ou encore de fortes précipitations.

La reprise économique qui fait suite à la crise financière enregistrée en 2008 nous permet aujourd’hui de mieux faire face aux fractures environnementales. « Nous devons prendre au sérieux le risque d’une panne globale des systèmes. Ensemble, nous avons les ressources et les nouvelles connaissances scientifiques et technologiques pour empêcher cela », note le fondateur  et président exécutif du Forum économique mondial (WEF) Klaus Schwab. Alors que plus de la moitié des pays recensés dans le rapport ont vu une augmentation de l’égalité des revenus au cours de ces 30 dernières années, l’inégalité demeure toujours une source de « problèmes économiques chroniques ». Toutefois si ces sujets semblent moins urgents, des risques sont tout de même associés à la possibilité d’une nouvelle crise, note le rapport.

Cette publication annuelle pourrait s’apparenter à une énumération de potentielles menaces pour l’humanité tout à fait indépendantes les unes des autres. Or il s’avère que cette dernière s’appuie aussi à démontrer leur interconnexion. En d’autres termes, les experts rappellent que nous vivons dans un monde complexe ou chaque phénomène peut en influencer un autre – en bien ou en mal – qu’il soit environnemental, social ou économique. C’est notamment le cas avec le changement climatique : la transition écologique vers une situation plus sûre sur le plan environnemental, avec une production de carbone réduite, pourrait avoir des effets sociaux et économiques imprévus, en plus de perturber l’industrie énergétique.

Dans l’ensemble, le rapport est donc pessimiste. Sur les 1000 personnes sollicitées pour répondre à l’enquête, seulement 7 % ont déclaré que les risques – tous confondus – diminueraient en 2018, tandis que 59 % prévoyaient une augmentation. 93 % des interrogés ont déclaré s’attendre à ce que les confrontations politiques ou économiques entre les grandes puissances se détériorent. Ce rapport étant seulement fondé sur des perceptions – aussi sérieuses soient-elles -, cela n’empêche pas de penser qu’il ne s’agit pas là de réelles prédictions. Mais nul doute qu’il orientera les débats et autres décisions politiques stratégiques en 2018.

Source