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Chez certains calmars, l’encre est utilisée comme une arme pour chasser

Crédits : Capture vidéo Youtube Guru Med

Jusqu’ici, il était admis que le calmar, comme d’autres céphalopodes, utilisait son encre comme tactique de défense et lui permettre de s’enfuir face à un prédateur. Mais une espèce de calmars semble avoir trouvé une autre utilisation : la chasse.

La sépia, encre noire, liquide et dense, est habituellement utilisée par le calmar comme tactique de défense, en libérant quelques gouttes de cette substance pour former un « nuage » trouble qui obscurcit la vue du prédateur, et permettre au céphalopode de prendre la fuite. Des chercheurs britanniques ont découvert que chez une espèce particulière de calmars, le calmar pygmée, le jet d’encre a trouvé une nouvelle fonction.

Noriyuki Sato et ses collègues de l’Université d’Aberystwyth, au Royaume-Uni, ont en effet découvert que chez cette espèce de très petits calmars, l’encre est utilisée pour être prédateur, et non plus pour s’en cacher. Celle-ci est utilisée pour distraire et se camoufler à l’approche des proies. Une découverte rendue possible en observant 54 spécimens de calmars pygmées dans leur laboratoire, en les plaçant dans deux réservoirs avant d’y plonger des crevettes vivantes pour filmer les comportements des calmars.

Deux tactiques de chasse ont été observées par les chercheurs, à chaque fois en utilisant l’encre. Chez un premier groupe, l’encre a été projetée dans l’espace séparant le calmar de sa proie, pour ensuite traverser ce nuage d’encre et capturer la crevette. L’équipe pense que le nuage sert d’écran de fumée qui empêche la proie de voir le mouvement de l’attaquant.

Chez un second groupe, le jet d’encre a été utilisé pour une tactique différente, à savoir libéré à une distance plus éloignée avant d’attaquer la crevette selon un angle différent, comme une diversion pour détourner l’attention de la proie. Dans tous les cas, il s’agit là de la toute première observation de céphalopodes utilisant leur encre pour la prédation. Les chercheurs vont désormais tenter de savoir si ce comportement est appris ou inné et s’il est courant chez les calmars.

Source : Gurumed