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Bientôt un vaccin contre le rhume ?

Crédits : Pixabay / Tabeajaichhalt

Un chercheur autrichien affirme avoir trouvé un vaccin censé protéger contre les différentes souches du rhinovirus. Selon cet homme qui vient de déposer un brevet, le vaccin pourrait être sur le marché en moins d’une décennie.

Depuis des siècles les Hommes cherchent un remède pour lutter contre le rhume. Il en existe aujourd’hui des tas, mais pas de vaccin, toujours hors de portée. Un chercheur viennois affirme néanmoins avoir déposé un brevet de vaccin contre cette infection virale qui touche des millions de personnes chaque année. D’après The Independent, Rudolf Valenta, un expert en allergie de l’Université de médecine de Vienne en Autriche qui a fait des recherches sur le rhinovirus responsable du rhume, propose de « rediriger la réponse immunitaire ».

Avant toute chose, rappelons qu’une demande de brevet ne garantit nullement un vaccin contre le rhume. Rudolf Valenta, qui a enquêté sur des mesures préventives pour les symptômes du rhume et des allergies pendant des décennies, propose néanmoins une manière différente de s’attaquer au virus. Selon lui, le système immunitaire a tendance à s’attaquer « au cœur » du virus, ce qui ne serait pas le moyen le plus efficace de lutter contre la maladie. Son vaccin propose alors de rediriger la réponse immunitaire vers la « coquille extérieure » du virus qui provoque les infections en se fixant sur les membranes muqueuses de la bouche, de la gorge, des voies nasales et de l’estomac.

Bien qu’il existe une centaine de souches différentes du rhume, le chercheur suggère que son vaccin encouragerait le corps à reconnaître et développer ses défenses contre la partie externe du rhinovirus qui, selon lui, est similaire au sein des différentes souches : « sur la base de nos résultats, il devrait être possible de concevoir des vaccins qui permettent la réorientation des réponses d’anticorps contre des épitopes neutralisants de rhinovirus et de traiter les maladies qui en résultent », assure Rudolf Valenta. Si cet homme parvient à mener des essais cliniques, il espère pouvoir utiliser le vaccin d’ici six à huit ans.

Jonathan Ball, professeur de virologie moléculaire à l’Université de Nottingham, se montre néanmoins mesuré quant à ces projections, déclarant à The Independent que les chercheurs « pourraient être sur quelque chose », mais que le dépôt d’un brevet était « ne garantissait en rien d’avoir un vaccin approuvé ». Donc en attendant, gardez vos mouchoirs dans la poche.

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