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Les zones cérébrales impliquées dans le libre arbitre visualisées

Crédits : HypnoArt / Pixabay

Des chercheurs de l’Université Johns Hopkins, à Baltimore aux États-Unis, sont parvenus à visualiser, et ce pour la toute première fois, les zones du cerveau qui sont impliquées dans le libre arbitre, soit la décision d’action volontaire.

Bien qu’il soit sujet aux doutes et aux interrogations psychanalytiques et philosophiques, le libre arbitre représente la faculté d’un être humain à agir ou à penser par lui seul. Comment se développe-t-il et par quelles zones cérébrales est-il déclenché ? C’est toute la question à laquelle ont voulu répondre des neurologues, et ceux de l’Université Johns Hopkins, aux États-Unis, ont réussi à visualiser les zones du cerveau qui sont impliquées dans ce processus pour la toute première fois. Ils publient leurs travaux dans la revue Attention, Perception and Psychophysics.

Parvenir à « voir » le libre arbitre en action représente un véritable défi pour les chercheurs puisque, par définition, si l’on incite une personne à exercer sa propre volonté d’agir tout en lui demandant de réaliser une action, on n’est plus dans le libre arbitre. Alors, ces chercheurs américains ont procédé comme il suit : sous IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle), 12 participants ont regardé un écran divisé en deux sur lequel défilaient numéros et lettres colorées d’un côté et de l’autre, aléatoirement. Ils ne devaient visualiser qu’un côté durant un certain temps, puis c’était à eux de décider à quel moment regarder l’autre partie de l’écran, et ainsi de suite pendant plus d’une heure.

Les participants ont été observés aux moments où le choix de passer d’un écran à l’autre s’est fait, puis les chercheurs ont comparé les scans à ceux obtenus sur un second groupe de participants, lesquels avaient été invités à détourner leur attention.

Selon ces observations, deux zones jouent un rôle. C’est dans le cortex frontal que la délibération a lieu, et dans le lobe pariétal, à l’arrière du cerveau, que la décision de passer à l’action est prise. Les chercheurs veulent désormais aller plus loin dans ce processus d’étude de la prise de décision, et vont s’intéresser plus particulièrement à notre manière de peser le pour et le contre dans le choix d’un aliment plus sain que l’autre et le moment où l’on choisit l’un des deux, souvent le moins sain.

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Rédigé par David Louvet-Rossi