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Y a t-il de la viande de clones dans nos assiettes ?

Crédits : Pixabay / Alexas_Fotos

En Europe, il est possible que la viande d’animaux clonés soit déjà présente dans nos assiettes, la faute aux importations. Ce type de viande encore rare sur notre continent ne représenterait en revanche aucun risque pour la santé.

La technique du clonage somatique (SCNT), c’est-à-dire le transfert de l’ADN d’un individu dans l’ovule énucléé – privé de noyau – a été utilisée pour mettre au monde la brebis Dolly en 1996, tout premier mammifère cloné de l’histoire.

Le fait est qu’après de multiples expériences, le clonage s’est développé dans des pays comme les États-Unis, le Canada et le Brésil depuis plus d’une dizaine d’années. Cependant, bien qu’aucune demande d’autorisation de mise sur le marché n’a été déposée concernant la viande d’animaux clonés, il se pourrait que nous en ayons déjà consommé.

Le clonage permet de créer plusieurs individus identiques au premier, choisi pour ses qualités exceptionnelles. Ensuite, leur semence est commercialisée et sert à produire de nombreux animaux destinés à la consommation. C’est ainsi que les animaux issus de cette méthode pourraient se retrouver sur nos étals, car les semences peuvent être importées et la viande produite en Europe.

Les risques sanitaires seraient néanmoins à écarter selon les agences expertes américaines, européennes et même françaises. Il semblerait que la composition du lait et de la viande de clones – ainsi que de leur descendance – ne soit pas différente de celle des autres animaux. Ce type de conclusion a été formulé après de nombreux tests sur des rongeurs.

En France, l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) a stoppé ses recherches sur le clonage en 2016. Désormais, d’autres techniques semblent plus intéressantes telles que la sélection génomique ou encore le ciseau génétique CRISPR.

En revanche, le clonage fait encore des émules ailleurs dans le monde. Citons par exemple la Chine où il y a deux ans, a été construit le plus grand site mondial de clonage d’animaux, celui-ci produisant des centaines de milliers de vaches pour répondre à un manque au niveau de l’agriculture locale.

Sources : Science & VieTribune de Genève