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Il y a cent ans, il découvrait la première exoplanète… sans le savoir

La première confirmation de découverte d’une exoplanète remonte au début des années 1990, lorsqu’une équipe a repéré deux planètes en orbite autour d’une étoile. Mais en réalité la première découverte de ce type a eu lieu bien plus tôt, en 1917, il y a quasiment 100 ans.

C’est Adriaan van Maanen, un jeune astronome néerlandais qui, en 1917, alors qu’il travaillait à l’observatoire du Mont Wilson près de Los Angeles aux États-Unis, a repéré une des premières étoiles de type naine blanche, située à 14 années-lumière de notre planète. Une étoile qui a alors été baptisée de son nom, van Maanen 2.

L’empreinte chimique de l’étoile a mis en évidence la présence d’éléments lourds dans sa composition, qui n’auraient alors pas dû être là, comme du calcium, du magnésium et du fer qui devraient alors avoir disparu dans l’étoile en raison de leur poids. Ces éléments prouvent qu’il y a une grande quantité de débris dans ce système. Après une étude plus approfondie, il apparaît que ces débris sont en fait propulsés vers l’étoile sous l’influence d’un système composé d’au moins une planète. Les forces de gravité de l’étoile et de la planète influenceraient la course d’une ceinture d’astéroïde.

Une surprise alors pour les astronomes puisque les naines blanches, étant si vieilles, ne sont pas supposées avoir un matériel planétaire autour d’elles, ce qui est fréquent chez les jeunes systèmes. Problème, aucune planète n’a pour le moment été découverte autour de l’étoile van Maanen 2. Mais pour Jay Farihi, de l’University College of London et co-auteur de l’étude parue dans New Astronomy Reviews, ce n’est plus qu’une question de temps. « Il ne pourrait tout simplement pas en être ainsi s’il n’y avait pas de planète », déclare-t-il.

En théorie, la découverte de la toute première exoplanète revient donc à l’astronome hollandais en 1917. Le scientifique ne disposait toutefois pas de toutes les clés lui permettant d’affirmer avoir découvert une nouvelle planète.

Sources : carnegiescience, space