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Il y a bien longtemps, il tombait sur Mars une pluie particulièrement épaisse

Crédits : Pixabay

La planète Mars est aujourd’hui un désert situé sous un ciel dégagé. Néanmoins, des planétologues ayant effectué des simulations affirment qu’il y a plus de 3 milliards d’années, des gouttes plus grosses que sur Terre tombaient sur la planète rouge !

Lorsque l’on observe la surface et le ciel de Mars, il est difficilement imaginable qu’il y a trois milliards d’années, des averses s’abattaient sur son sol. Selon une nouvelle étude des planétologues Robert Craddock et Ralph Lorenz de la Smithsonian Institution (États-Unis), les gouttes mesuraient en moyenne 7,3 mm de diamètre, soit un millimètre de plus que la moyenne des gouttes de pluie terrestres.

Les chercheurs, dont les résultats sont paraîtront le 1er septembre 2017 dans la revue Icarus, ont repris un modèle climatique de la Terre pour l’adapter à Mars dans le but de déterminer la nature des précipitations en fonction de la pression et de la température, ainsi que de la composition de l’atmosphère. En effet, Mars a une gravité trois fois plus faible que celle de la Terre.

Lorsque Mars n’était qu’une jeune planète, la pression était si haute que celle-ci empêchait l’eau de se condenser dans l’atmosphère. Alors que l’atmosphère disparaissait, la pression est rapidement descendue à 4 bars, mais malgré l’apparition de gouttelettes, celles-ci n’ont pas pu dépasser les 3 mm de diamètre et tomber sur le sol. Ainsi, les épisodes de mauvais temps étaient alors synonymes de brouillard intense.

Lorsque la pression est finalement descendue à 2 bars, il y a 3,5 milliards d’années, les pluies martiennes ont commencé et cette tendance n’a fait que s’intensifier durant les 500 millions d’années suivantes. Ces pluies se seraient arrêtées il y a 3 milliards d’années après que la pression se soit réduite à 0,5 bar. Depuis ce jour, le « beau temps » s’est installé sur Mars pour ne jamais en repartir.

« Ce sont ces marques d’érosion que l’on observe aujourd’hui sur le sol de la planète, notamment sur les bordures des cratères, qui nous permettent de dater approximativement ces différents phénomènes climatologiques », conclut Robert Craddock.

Sources : Sky & TelescopeSciences & Vie