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Il y a 19 000 ans, des fleurs ont été déposées sur la tombe de la « Dame Rouge »

Crédits : iStock

Des préhistoriens viennent de découvrir la présence de pollen de fleurs sur une sépulture préhistorique vieille de 19 000 ans, indiquant que des fleurs y ont été déposées, probablement intentionnellement. Il s’agit de la sépulture de la « Red Lady » ou « Dame Rouge », découverte en 2010.

C’est en 2010 dans la grotte d’El Mirón, en Espagne, que la sépulture d’une dame âgée entre 30 et 40 ans a été découverte. Une sépulture vieille de 19 000 ans et d’une grande valeur scientifique puisqu’elle est restée dans un état intact et non contaminée par des éléments extérieurs. Les os étaient protégés d’une épaisse dalle de calcaire, et cette femme incarnait probablement un personnage important au vu du traitement à part qui lui a été réservé, son corps ayant notamment été recouvert d’un pigment rouge vif, ce qui lui a valu son surnom de « Dame Rouge ».

Du pollen retrouvé sur la sépulture a intéressé les chercheurs, alors, des experts de l’Université de País Vasco (Espagne) l’ont étudié plus en détail. Les analyses récoltées montrent que le pollen retrouvé sur la sépulture appartient à une seule famille de plantes, une variété de chénopodiacées, dont font partie les épinards par exemple.

En revanche, les analyses des pollens retrouvés dans la grotte ou dans le paysage végétal qui l’entoure n’ont révélé aucune présence de pollen semblable à celui retrouvé sur la sépulture, ce qui indique que ces fleurs ont très probablement été déposées intentionnellement sur la tombe. Quant à savoir s’il s’agit là d’une offrande rituelle ou si elles ont été déposées pour une raison différente, le mystère reste entier. « Ils ont déposé des fleurs dans la tombe, mais il n’est pas possible de dire si le but de ce geste a à voir avec une offrande rituelle faite à la personne décédée, ou si le but est plus prosaïque, par exemple dissiper les odeurs dégagées par le corps » explique José Iriarte de l’Université de País Vasco, principal auteur de cette étude publiée dans le Journal of Archaeological Science.

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Rédigé par David Louvet-Rossi