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Surprise, les wombats aussi “brillent” sous la lumière UV !

Crédits : Musée de l'Australie occidentale

Une étude menée dans un musée australien montre que les wombats et d’autres marsupiaux brillent également sous la lumière ultraviolette. Le phénomène serait plus courant qu’on ne le pense chez les mammifères.

Nous savons que les capacités de biofluorescence et de bioluminescence sont développées dans de nombreux organismes tels que les champignons, le phytoplancton, les reptiles, les poissons ou encore les amphibiens. Concrètement, ces animaux absorbent des ondes lumineuses de courte longueur (entre 200 et 400 nanomètres), comme les UV. Puis ils réémettent des longueurs d’onde plus longues (entre 500 et 600 nanomètres). Résultat : on les perçoit sous d’autres nuances.

Pendant longtemps, les mammifères semblaient échapper “au radar”. Ceci dit, au cours de ces dernières années, les scientifiques ont découvert que la biofluorescence était en réalité développée par plusieurs espèces. Elle a au départ été documentée chez certains opossums puis, plus récemment, chez des écureuils volants placentaires.

Une dizaine d’espèces supplémentaires

Il y a quelques semaines, une étude nouvelle étude nous révélait également un nouveau mammifère biofluorescent sous la lumière ultraviolette : l’ornithorynque.

Naturellement, la lueur “bleu-vert” de l’ornithorynque a mené d’autres chercheurs à se focaliser sur d’autres spécimens. Kenny Travouillon et Linette Umbrello, de la Western Australian Museum, se sont ainsi penchés sur les rayons de leur musée.

Nous n’avons essayé que sur environ deux douzaines de mammifères, donc ce n’était pas une recherche approfondie“, conviennent-ils, interrogés par Sciencealert. Toutefois, il en est ressorti qu’environ un tiers de cet échantillon avait “brillé” dans le noir. Parmi ces animaux figuraient des ornithorynques (encore), mais aussi des wombats, des péramélidés, plus communément appelés bandicoots ou encore Macrotis lagotis, aussi appelé bandicoot lapin, une espèce de marsupiaux du désert.

Une adaptation à la vie nocturne ?

Reste à déterminer pourquoi la biofluorescence se développe chez certains mammifères. D’après les biologistes à l’origine des travaux menés sur les ornithorynques, il pourrait s’agir d’une adaptation évolutive aux conditions de faible luminosité. Tout comme les opossums, les écureuils volants placentaires ou les ornithorynques, le wombat et le bandicoot sont également des espèces dites nocturnes crépusculaires

Aussi, leur fourrure “brillante” pourrait être un moyen pour ces animaux de se voir et d’interagir les uns avec les autres durant la nuit. D’autre part, le fait de renvoyer des ondes plus longues pourrait permettre de passer inaperçu auprès de leurs prédateurs plus à l’aise avec les ondes plus courtes. Toutefois, ce ne sont que des suppositions. Ces découvertes sont encore très récentes. Des recherches sur le terrain seront donc nécessaires pour tenter de comprendre pourquoi ces animaux ont développé une telle capacité.