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Vuvuzela, l’avenir de la messagerie anonyme ?

Crédits : Wikimedia Commons / Caldwella

Le problème avec la plupart des messageries est qu’il est aisément possible pour un tiers malveillant d’espionner les conversations. Depuis ce constat, les services de messagerie anonyme ont du succès, et c’est dans ce contexte que le Massachusetts Institute of Technology (MIT) propose son nouveau concept : Vuvuzela.

Vous rappelez-vous de la Vuvuzela ? Il s’agit d’une assourdissante corne d’environ 70 centimètres de long qui avait généré un vacarme incroyable pendant les matchs de la coupe du monde de football 2010 qui s’était déroulée en Afrique du Sud. Ce nom a été repris par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) afin de baptiser son nouveau service de messagerie anonyme qui ferait beaucoup de bruit sur la toile.

Le procédé est assez simple : le service Vuvuzela ne chiffre pas l’intégralité des messages avec des codes habituellement surmontables, mais génère des faux. De plus, les messages sont stockés dans une adresse mémoire sur l’un de ses serveurs interconnectés, un genre de boîte aux lettres, en somme. Ainsi, avant tout stockage, chaque message passe par plusieurs de ces boîtes aux lettres, ces dernières envoyant à leur tour des faux aux utilisateurs qui y sont connectés.

Le serveur adressera une notification au destinataire d’un message, alors que ce dernier devra passer par ces boites aux lettres afin de retrouver la localisation de l’email et lorsqu’une connexion sera établie, les serveurs généreront à nouveau du faux trafic sur le réseau.

Les chercheurs du MIT estiment que le volume de faux trafic généré devrait être si important que les tiers malveillants devraient se tenir loin. Ils assurent également que même si la moitié du réseau de boîtes à lettres se trouvait corrompu, le simple fait qu’une seule de ces boîtes reste intacte permettrait d’assurer une communication sûre entre les utilisateurs.

Une simulation a été effectuée sur des serveurs Amazon EC2 regroupant 1 million de faux utilisateurs. Le service de messagerie anonyme Vuvuzela a pu échanger 15.000 messages par seconde avec un temps de latence de 44 secondes, ce qui est lent, mais encourageant pour un tout premier test. Il en faudra néanmoins un peu plus afin de détrôner le réseau anonyme Tor.

Voici un compte rendu détaillé par le MIT (en PDF / Français).

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Crédits : Massachusetts Institute of Technology (MIT)

Sources : UberGizmo01Net

Crédit schéma : MIT