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Un vrai sosie ? Vous n’avez qu’une chance sur mille milliards

Crédits : ComFreak/Pixabay

Une idée inscrite dans la mémoire collective évoque que l’on possède tous, quelque part dans le monde, un sosie. Quelle est en réalité la probabilité d’avoir une personne qui nous ressemble comme deux gouttes d’eau, scientifiquement parlant ? Très, très faible en réalité.

Notre visage est unique et selon la science, avoir quelque part dans le monde un sosie parfait est tout à fait improbable. En effet, en 2015, des chercheurs australiens ont réalisé une étude sur la probabilité que huit traits clés du visage correspondent parfaitement entre deux personnes étrangères l’une de l’autre. Si dans leur constat, on peut considérer qu’il y a environ une chance sur 135 qu’une paire de sosies complets existent quelque part, la probabilité de vrais sosies, à savoir une correspondance sur les huit traits spécifiques du visage, chute à un sur mille milliards.

L’étude, menée par le biologiste Teghan Lucas, de l’université d’Adélaïde en Australie, et son équipe, a porté sur l’analyse de 4 000 visages différents, tous provenant d’une base de données anthropométrique créée par l’armée américaine pour garder une trace de la mesure corporelle de leurs soldats. Il s’agit là de médecine légale, ainsi, les huit traits spécifiques du visage mesurés et comparés ne sont pas communiqués.

Il n’y a donc qu’une chance sur mille milliards pour que ces huit spécificités du visage soient les mêmes entre deux personnes, selon leurs conclusions. Si cela reste possible, c’est tout de même assez improbable de tomber un jour dessus, s’il existe, puisqu’il faudrait une immense quantité de variables génétiques et environnementales similaires pour que ce sosie réel existe.

Mais il s’agit bien là de mathématique de précision, et les humains évaluent différemment l’apparence, de manière plus globale. C’est pour cela qu’il arrive souvent que l’on dise à une personne qu’elle ressemble fortement à une autre. Cette étude a été publiée dans la revue The Forensic Science International, une revue spécialisée en médecine légale. L’équipe australienne y démontre que l’utilisation des mesures faciales des huit caractéristiques spécifiques permet de reconnaître avec une grande précision un visage, même seulement capturé par une caméra de surveillance.

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