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Vous sentez mauvais ? Ce patch vous en informe directement sur votre mobile !

Crédits : Flickr / Aqua Mechanical

Et si un dispositif pouvait nous informer qu’une odeur désagréable s’échappe de notre corps ? En tout cas au Royaume-Uni, on planche sérieusement sur la question avec un patch souple qui s’avère être un peu plus qu’un simple gadget.

Une large collaboration

Comme l’indique le site spécialisé IEEE Spectrum dans un article du 13 novembre 2018, le projet britannique baptisé PlasticArmPit est entre autres à l’origine du premier patch à coller sur la peau, capable d’avertir son propriétaire de ses propres mauvaises odeurs ! Cette alerte est générée via une application smartphone après la détection de l’odeur indésirable par les capteurs du patch.

Il s’agit d’une innovation pilotée par la multinationale Unilever qui s’est associée avec Arm, un fabricant de puces à l’origine du circuit intelligent et PragmaticIC, une société spécialisée dans les circuits intégrés flexibles. Des chercheurs de l’Université de Manchester (Royaume-Uni) ont également participé au projet en déterminant les substances chimiques à l’origine des mauvaises odeurs.

Un patch qui n’est pas un simple gadget

Il faut savoir que les capteurs ont été fabriqués à l’aide de semi-conducteurs organiques modifiés de manière chimique. Il s’agissait de faire réagir ces derniers à différents signaux d’ordre olfactifs. Ainsi, lorsque ces substances odorantes se fixent sur les semi-conducteurs, ces derniers modifient les caractéristiques du dispositif.

De plus, le patch est composé de huit types de capteurs différents, chacun sensible à un type de composés chimiques. Cela fait sens dans la mesure où ce n’est jamais une seule substance qui se trouve être à l’origine d’une mauvaise odeur. Pour la sueur par exemple, le fait de savoir s’il est question d’une mauvaise odeur sera déterminé par une combinaison spécifique qui restera secrète, selon la volonté des chercheurs.

Voici un exemple de plastique souple pouvant contenir des capteurs ainsi que des circuits d’apprentissage automatique afin d’interpréter les résultats et détecter les mauvaises odeurs.
Crédits : Arm

Un dispositif assez similaire

En 2017 nous évoquions KunKun, un appareil commercialisé au Japon intégrant un capteur ayant la capacité de détecter les molécules responsables de nos odeurs corporelles. Sa taille est quasiment celle d’un smartphone, mais ce dernier peut détecter des composants chimiques variés. Citons par exemple le diacétyle, l’acide isovalérique, l’ammoniac ou encore le non-2-énal, tous responsables des odeurs qui se dégagent de notre corps.

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