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Vous mangez trop ? C’est peut-être parce que votre cuisine est en désordre

Crédits : Wikimedia Commons

Il ne faut pas sous-estimer le caractère psychologique des rapports entre l’humain et l’alimentation. Une étude récente démontre qu’une cuisine désordonnée influence les comportements : nous mangeons en quantité plus importante.

Nous savons déjà que nos comportements et notre façon de vivre pouvaient influencer le contenu de nos assiettes, mais il s’agit ici de comprendre que l’environnement dans lequel nous évoluons peut influencer nos comportements. Des psychologues de l’Université Cornell à Ithaca (état de New York) se sont penchés sur la question.

Les chercheurs se sont tout simplement intéressés à l’endroit où nous préparons notre repas : la cuisine. Selon eux, une cuisine en désordre peut influencer notre comportement à tel point que nous ingérons plus de calories. Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue Environment and Behaviour le 2 février 2016.

Afin de mener l’étude, les psychologues ont créé deux ambiances bien différentes : d’un côté, une cuisine bien rangée et une seconde, où le désordre règne : piles d’assiettes sales et divers déchets occupent le plan de travail. Deux groupes de 50 femmes ont été formés, à qui l’on a proposé de la nourriture telle que des carottes, des gâteaux secs et des cookies. Pour attiser la confusion, un téléphone sonnait de manière régulière et intensive.

Crédits : Pixabay

Les femmes présentes dans la cuisine en désordre ont mangé deux fois plus de cookies que les autres, mais également augmenté leur apport nutritionnel de 65 calories par tranche de dix minutes. Ainsi, évoluer dans une cuisine « apocalyptique » influence le comportement alimentaire d’une manière négative.

Selon les chercheurs, une cuisine désordonnée occasionne chez la personne un sentiment de stress, ce qui la pousse à consommer plus, lui faisant perdre le contrôle d’elle-même face aux quantités ingérées.

Le caractère psychologique est très important au niveau des questions liées à l’alimentation. Par exemple, il apparait logique de ne pas commencer un régime alimentaire lorsque l’on subit une pression professionnelle, ou même familiale, synonyme d’échec.

Sources : The IndependentMetronews