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Vos chats vous mangeront probablement si vous mourez

Crédits : Angeleses/Pixabay

Nos chats sont adorables, mais comme beaucoup d’animaux ils sont opportunistes. Récemment, deux d’entre eux ont été surpris dans un institut de recherche en train de se nourrir de cadavres.

Oui, les chats sont sans pitié. Vous aurez beau leur offrir les croquettes les plus chères du marché,  ou leur gratter les fesses à longueur de journée, ils n’auront aucun scrupule à vous dévorer une fois passée l’arme à gauche.

Plusieurs cas ont en effet été signalés. Celui d’une Anglaise de 56 ans vivant dans la campagne de Ringwood, dans le sud de l’Angleterre, par exemple.

En avril 2013, la pauvre dame avait en effet été retrouvée sans vie à son domicile après des semaines de silence… dévorée par ses chats. Le médecin légiste avait par ailleurs tenu à préciser que cette femme avait succombé à une chute dans sa cuisine, insistant qu‘en aucun cas elle n’avait été attaquée par ses animaux.

En 1994, aux États-Unis, le corps d’un homme avait également été retrouvé partiellement dévoré par ses 10 chats. Sa tête, son cou et une partie de son bras avaient été décortiqués “jusqu’aux os”, pouvait-on lire dans l’étude de cas.

Mais ce n’est pas tout. Les félins ont également été retrouvés morts à côté du cadavre. Des analyses ont ensuite permis de constater que l’Homme avait succombé à une overdose de médicaments. En se nourrissant de sa chair, les chats ont alors succombé à leur tour.

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Crédits : AllNikArt/Pixabay

Intrusion… dans une ferme de corps humains

Une histoire un peu différente s’est récemment déroulée dans le Colorado, toujours aux États-Unis.

Dans les établissements de la Forensic Investigation Research Station, à Whitewater, des chercheurs étudient la manière dont nos corps se décomposent dans un environnement naturel. Ces travaux permettent aux médecins légistes de mieux déterminer le moment et la cause de la mort des corps parfois retrouvés dans des états de décomposition avancés.

Il y a plusieurs mois, une quarantaine de corps humains ont ainsi été placés à l’extérieur du bâtiment. Parce que les animaux charognards font partie de l’environnement naturel, les chercheurs n’interfèrent pas avec leurs allées et venues (des clôtures ont tout de même été érigées). Des caméras de surveillance permettent également de suivre leurs comportements.

Il y a quelques semaines, deux chats ont alors fait irruption dans l’enceinte du bâtiment. Les chercheurs suggèrent qu’ils étaient sauvages dans la mesure où les habitations humaines les plus proches ne se trouvaient qu’à plusieurs kilomètres.

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Bienvenue à la Forensic Investigation Research Station. Crédits : Capture d’écran Youtube

Fidèles aux mêmes cadavres

Le premier chat est entré dans la ferme et a commencé à manger le corps d’une femme de 79 ans. Selon les chercheurs, il s’est concentré sur les tissus mous et les couches de graisse.

Fait intéressant : le corps a ensuite été placé sous une cage pendant une semaine pour un projet de recherche indépendant. Le chat ne pouvait donc plus y accéder. Mais dès que la cage fut retirée, le même chat est revenu continuer son repas tous les soirs pendant 35 jours. Il ne prêtait même pas attention aux quarante autres corps placés à proximité.

Le deuxième chat s’est de côté concentré sur un homme de 70 ans. Il a été aperçu 10 fois en 16 jours, puis a disparu pendant un mois, avant de revenir sur le même corps pendant deux nuits consécutives. Fidèles, jusqu’au bout.

Ce rapport de cas, plutôt sordide, n’en reste pas moins intéressant pour les chercheurs. Ils espèrent ainsi mieux appréhender les comportements de ces charognards qui sont répandus aux États-Unis. « Dans les deux cas rapportés ici, les chats sauvages ont montré une préférence pour les corps dans une décomposition relativement précoce », peut-on lire. Ils se sont ensuite arrêtés au stade de la putréfaction débutante, lorsque les tissus mous commencent à se liquéfier.

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