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Voilà qui pourrait intéresser les hommes, un simple test salivaire pourrait remplacer le toucher rectal

Crédits : iStock

Une équipe de médecins annonce avoir débuté les essais d’un simple test salivaire visant à repérer les personnes les plus susceptibles d’être atteintes d’un cancer de la prostate. Un homme sur huit développe ce type de cancer à un moment de sa vie.

Chaque année en France, plus de 71 000 hommes sont touchés par le cancer de la prostate. Plus il est détecté tôt, mieux il est traité – c’est dire l’importance d’une détection précoce. Le toucher rectal est une méthode invasive, mais ce nouveau test est ici 100 % génétique, s’appuyant sur plus de 150 marqueurs d’ADN. Cela a pour but d’identifier les 10 % d’hommes qui ont un risque trois fois plus grand que la population générale d’avoir la maladie, et le 1 % des hommes avec un risque six fois plus grand. Une étude majeure sur la génétique du cancer de la prostate décelait il y a quelques mois 63 nouvelles variantes de gènes liés à la maladie. Ce nouveau test combine ceux-ci avec plus de 100 marqueurs d’ADN qui étaient déjà connus suite à des travaux antérieurs.

Les chercheurs de l’Institut de recherche sur le cancer (ICR) de Londres ont lancé un premier essai clinique sur 300 hommes, qui sera étendu à 5000 l’année prochaine. Le but est de réduire les cas de cancer chez les hommes ayant les plus grands risques de développer la maladie. Si ces essais sont concluants, à terme, seuls les hommes présentant un risque plus élevé de cancer de la prostate seraient alors scannés et subiraient une biopsie de la prostate. Les chercheurs espèrent donc pouvoir éviter des procédures inutiles et coûteuses.

Le cancer de la prostate est l’une des formes de cancer les plus courantes chez les hommes dans les pays développés, mais les chercheurs n’ont pas encore identifié les actions que les hommes peuvent entreprendre pour réduire leurs risques. Au-delà des antécédents familiaux, les facteurs de risque les plus importants sont l’âge et l’origine ethnique, les hommes les plus âgés et ceux d’origine afro-caribéenne ou africaine étant les plus susceptibles de développer la maladie.

«Cette nouvelle recherche pourrait aider les hommes à comprendre leur risque génétique individuel de cancer de la prostate, ce qui pourrait les inciter à parler de leur maladie à leur généraliste», a déclaré Iain Frame, directeur de recherche au sein de l’organisation Prostate Cancer UK. «Avec la fête des Pères qui approche à grands pas, profitez-en pour poser des questions à votre père, votre frère, votre oncle, vos amis au sujet de leur risque de cancer de la prostate. C’est une conversation qui pourrait leur sauver la vie».

Ces premiers essais sont détaillés dans la revue Nature Genetics.

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