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Voici Watedpod, une capsule capable de dessaler l’eau de mer

Crédits : James Dyson Award

En Malaisie, des étudiants sont à l’origine d’une invention très intéressante. Il s’agit d’une capsule de dessalement de l’eau de mer. Grâce à leur génie, les inventeurs ont remporté le concours James Dyson Award.

Une invention pour aider les peuples nomades

Le James Dyson Award met chaque année en opposition des étudiants de niveau universitaire en design industriel, design-produit ou ingénierie en provenance de 28 pays. Chaque pays a un vainqueur national, et chaque année le jury désigne un vainqueur international. Cette année, le vainqueur national pour la Malaisie est un trio : Bennie Beh Hue May, Yap Chun Yoon et Loo Xin Yang, de l’Université Asie-Pacifique de technologie et d’innovation (APU) à Kuala Lumpur.

Leur invention n’est autre qu’une capsule baptisée Watedpod, capable de dessaler l’eau de mer. Les trois étudiants ont eu l’idée de fabriquer une telle capsule en observant les nomades de la communauté Bajau de Sabah (Malaisie) qui avaient besoin d’aide pour obtenir de l’eau potable. Habituellement, ces personnes récupèrent l’eau de pluie. Lorsque le temps est sec, elles vont chercher de l’eau du robinet dans le lieu le plus proche de leur habitat.

Aujourd’hui, les nomades Bajau sont encore plus autonomes grâce à la capsule Waterpod. Par ailleurs, ils peuvent désormais cultiver des fruits et des légumes en plus de bénéficier plus régulièrement d’une eau propre à la consommation.

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Crédits : James Dyson Award
schéma waterpod eau mer dessalement
Crédits : James Dyson Award

Vers une commercialisation ?

Côté fonctionnement, il faut savoir que la capsule flotte sur l’eau de mer. Elle se base sur un système de mèches imitant les racines d’une plante. Le but ? Absorber l’eau par le dessous et la répandre sur un tissu noir se trouvant sur une plaque d’aluminium en forme de demi-sphère. Résultat, l’eau s’évapore dans une chambre de stockage d’une capacité de 30 à 40 litres, laissant le sel sur le tissu.

Pour son travail, le trio a obtenu une jolie prime de 10 000 ringgits malaisiens (environ 2 000 euros). Néanmoins, les étudiants espèrent obtenir un vrai financement afin de développer leur invention et éventuellement mettre en place une commercialisation. Leur objectif est de fournir de l’eau potable aux différentes communautés nomades du monde se trouvant proche de la mer. En cas de commercialisation, une partie des efficiences leur sera reversée.

Il est également possible de penser que les gouvernements de certains pays en proie à la sécheresse pourraient se montrer très intéressés. Il faut dire que dans certaines régions, l’eau de mer est abondante et souvent exploitée au moyen d’usines de dessalement très coûteuses et parfois tout aussi polluantes. La capsule Waterpod aurait le potentiel pour représenter une réelle alternative dans ces régions.