in

Voici Nina, le robot au regard qui semble humain

Capture vidéo Youtube GIPSA-lab

Et si les robots étaient capables d’avoir un regard humain ? Nous imaginons difficilement que les androïdes puissent un jour nous faire ressentir des émotions par le regard. Et pourtant, les travaux d’un chercheur français semblent aller complètement dans ce sens.

Régulièrement, de nouvelles applications en robotique sont prévues pour investir le monde médical, un domaine où la transmission d’émotions, comme la compassion, est une notion importante. Et si de tels robots étaient capables de partager des émotions par le regard ? Il s’agit justement du pari de Gérard Bailly, directeur de recherche au CNRS, en charge du projet au Gipsa-lab de Grenoble.

Nina est un petit robot d’un mètre de hauteur dont le style dénote des autres androïdes : aucune peau artificielle pour cette machine entièrement fabriquée en métal. En réalité, tout se joue au niveau de son visage et surtout au niveau des yeux. Lorsque Nina s’adresse à un humain, celle-ci lève les yeux vers son interlocuteur et ses paupières remuent, tout comme ses lèvres.

Pour Gérard Bailly, il s’agit de copier les signaux humains existants en plus des mots, c’est-à-dire le regard, l’expression faciale, ainsi que le ton de la voix. Ainsi, le robot peut, entre autres, se montrer interrogatif, affirmatif ou encore troublé par une réplique émanant de l’interlocuteur. Cela a été possible grâce à la multiplication d’échanges Hommes-robots en face à face avec le recours à des algorithmes d’apprentissage.

Crédits : Imgur

Le chercheur indique par ailleurs que les robots ne seront pas perçus comme étranges à partir du moment où ceux-ci seront capables de se comporter d’une manière convenable socialement car, selon ce dernier, « on ne créera pas de lien social avec un robot froid ». Dans ce sens, il faut savoir que les mouvements de la tête et des lèvres de Nina sont considérés comme importants mais que le principal se joue tout de même au niveau du regard. Rappelons également que ce robot n’en est qu’au stade de l’expérimentation.

Sources : Le TélégrammeHuffington PostLa Voix du Nord