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Voici Natac, le dirigeable révolutionnaire made in France !

Crédits : Pixabay

Ce concept de dirigeable est unique dans la mesure où il empreinte certaines caractéristiques aux avions, notamment au niveau de sa forme affinée par rapport aux dirigeables existants. Il est capable de transporter trente tonnes et également décliné en un petit ULM qui vole déjà et qui a même remporté le titre de « plus petit dirigeable du monde ».

Née en 1999, Voliris est une société qui développe, construit et exploite des dirigeables. Cette entreprise basée à l’aérodrome de Moulins-Montbeugny dans l’Allier vient de dévoiler sa Navette aérienne de transport automatique de conteneurs (Natac) conçue pour un but bien précis : acheminer des marchandises dans des régions désertiques hors des réseaux.

Sa forme pose tout de même des questions, mais selon Arnaud Siegel, responsable du bureau d’études chez Voliris, il s’agit là d’une innovation :

« Le handicap d’un dirigeable classique est le volume de son enveloppe. Nous, nous changeons de formule : nous écrasons l’enveloppe… »

Alors que la version finale de la Natac est en cours de réalisation, il a fallu mettre au point et optimiser le principe de vol, ce qui a été fait par le biais de deux prototypes (901C et D), mais également d’une version miniaturisée ULM, le V902, composée d’une aile hybride de 15 mètres d’envergure et contenant 60 mètres cubes d’hélium.

Ce réduit de la Natac a effectué un vol en octobre 2016 lui ayant permis d’être désigné comme le plus petit dirigeable du monde par le Livre Guiness des records, une très bonne nouvelle pour Voliris dans le cadre de la promotion de la future Natac qui pourra d’ailleurs décoller que d’une piste de 800 mètres minimum, ce qui est très court pour un engin de cette taille.

« En vol, 60 % de la portance est apportée par l’écoulement aérodynamique sur l’aile. 40 % seulement viennent de la flottabilité de l’hélium dans l’enveloppe qui peut donc être bien plus petite », indique Arnaud Siegel directeur technique chez Voltaris.

La Natac est prévue pour avoir un volume de 80 mètres cubes lui permettant de transporter plus de 30 tonnes à une vitesse de 200 km/h, et ce, jusqu’à 500 kilomètres. Sa mise en place facile est couplée avec le chargement possible d’un seul gros conteneur de 12 mètres de long et d’une masse de 30,4 tonnes.
Il faut également savoir que la Natac se démonte et est elle-même transportable dans une dizaine de conteneurs

L’engin sera capable de vols automatisés et n’aura pas vocation à concurrencer les trains ou le transport routier dans les pays développés. En effet, Voliris désire une application dans des zones reculées du monde où la nécessité d’un tel moyen de ravitaillement se fait sentir comme le souligne Arnaud Siegel en évoquant « de gros besoins dans les pays désertiques, autour du Sahara notamment, mais aussi en Australie, au Canada ou en Russie ».

Sources : Futura SciencesLa Montagne