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Voici le tout premier diamant composite issu de l’impression 3D !

Crédits : Sandvik

La société suédoise Sandvik a récemment déclaré être parvenue à créer un diamant composite imprimé en 3D. Il s’agit d’une grande première sur le marché de la fabrication additive. Cette innovation pourrait bien intéresser de nombreuses entreprises.

Le diamant, un matériau prisé

Dans un communiqué publié le 21 mai 2019, la société Sandvik dit être la première à avoir obtenu un diamant composite via l’impression 3D. Cet événement inédit en matière de fabrication additive pourrait être le début d’une révolution dans le secteur.

Rappelons que le diamant naturel est le matériau le plus dur que l’on puisse trouver. Ainsi, de nombreuses industries l’utilisent afin de fabriquer des outils résistants à l’usure. Ces derniers sont généralement utilisés dans le cadre d’opérations d’usinage, d’extraction et de forage – entre autres. Par ailleurs, une forme synthétique du diamant existe bien depuis presque 70 ans, mais son usinage est difficile, si bien que son utilisation se limite à des géométries simples. L’apparition du diamant composite de Sandvik a donc un côté salvateur !

« Nous avons maintenant la possibilité de créer des diamants composites solides dans des formes très complexes grâce à la fabrication additive, ce qui changera fondamentalement la manière dont les industries pourront utiliser ce matériau », a déclaré Mikael Schuisky responsable R&D et opérations chez Sandvik.

Sandvik a utilisé l’impression 3D résine par stéréolithographie pour fabriquer son diamant composite !
Crédits : Sandvik

Comment ce diamant a-t-il été fabriqué ?

Il y a quelques mois, Sandvik avait fabriqué une guitare incassable via l’impression 3D, du jamais vu. La caisse de l’instrument avait été produite avec de la poudre de titane sur une machine de frittage de poudre, une méthode de fabrication destinée à augmenter la résistance de l’objet. En ce qui concerne son diamant composite, Sandvik indique avoir utilisé un mélange de poudre de diamant et de polymère très résistant, le tout soumis à une photopolymérisation.

Il est plus précisément question de stéréolithographie, c’est-à-dire la solidification de la résine couche par couche grâce à la lumière ultraviolette. Le matériau final a une très grande dureté, une conductivité thermique intéressante et une bonne résistance à la corrosion. Enfin, il faudra se montrer patient, car ce diamant doit encore faire l’objet de tests avant d’apparaître réellement sur le marché.

Sources : 3D Printing Industry3Dnatives

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