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Voici le Loyal Wingman, le nouveau drone armé et quasi-autonome équipé d’une IA

Crédits : capture YouTube / Boeing

Il y a peu, le géant de l’aéronautique Boeing a présenté son dernier drone. Cet engin armé et quasi-autonome est destiné dans un premier temps à intégrer l’armée de l’air australienne. Il s’agit là d’un moyen très intéressant d’escorter les pilotes de chasse dans leurs missions.

Un appareil quasi-autonome

Habituellement, un avion de chasse ne circule pas sans son escorte. Or, l’armée australienne va bientôt bénéficier d’un nouvel outil permettant d’éviter de devoir escorter des chasseurs au moyen d’autres chasseurs. Il s’agit du Loyal Wingman, un drone issu de la collaboration entre Boeing Australie et le ministère australien de la Défense.

Selon un article de The Drive publié le 4 mai 2020, le Loyal Wingman mesure 11,7 mètres de long et bénéficie d’une autonomie de 3 700 kilomètres. Surtout, ce drone est caractérisé par son intelligence artificielle (IA) qui le rend quasi-autonome. En réalité, un opérateur donne la direction générale à l’IA et cette dernière prend ensuite le relais. Ainsi, il ne faut pas confondre le fonctionnement du Loyal Wingman avec celui d’autres drones de guerre comme le Predator MQ-9. En effet, ce dernier est piloté à distance et n’est donc pas du tout autonome.

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Crédits : capture YouTube / Boeing

Un drone qui a du nez !

L’armée de l’air australienne précise que, malgré son armement, ce nouveau drone n’aura pas vocation à mener des opérations offensives. Celui-ci aura simplement pour mission d’escorter des avions pilotés par des humains. Il s’agit donc de réduire le nombre de pilotes humains dans les airs. De plus, il ne s’agit pas seulement d’escorter des chasseurs. Il peut être également question d’escorter d’autres appareils, à savoir d’autres avions servant par exemple au ravitaillement.

Mais ce drone a plus d’un tour dans son sac. En effet, il est doté d’un nez amovible, c’est-à-dire interchangeable selon les missions. Or, ce nez de 2,60 mètres et d’une capacité de 147.483 cm cubes renferme les principaux capteurs et équipements technologiques de l’appareil. Par exemple, un appareil peut être tantôt équipé d’un système de recherche et de suivi infrarouge, tantôt de radars et d’une passerelle de communication.

Pour l’instant, trois prototypes sont d’ores et déjà disponibles pour mener les divers tests préliminaires. Par ailleurs, le premier vol de la version finale de l’engin est déjà prévu pour février 2021. Enfin, son prix – deux millions de dollars – est relativement abordable par rapport à ses concurrents déjà présents sur le marché comme le Kratos XQ-58 Valkyrie.