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Voici la plus petite forme de vie découverte sur Terre

Crédits : iStock

Les chercheurs du Lawrence Berkeley National Laboratory et de l’université de Californie viennent de découvrir la plus petite forme de vie possible sur Terre. À titre de comparaison, un cheveu humain pourrait renfermer plus de 150 000 bactéries de la sorte.

0.0009 micron cube, soit 0,000.000.000.000.000.000.000.1 m³, c’est la taille de cette bactérie découverte par des chercheurs américains. Il s’agit donc de la plus petite bactérie jamais observée. Selon l’hypothèse admise par la plupart des biologistes, elles représentent la limite inférieure de taille pour toute forme de vie, du moins sur Terre. Ces bactéries étaient inconnues jusqu’ici, bien qu’elles soient fort répandues. Les scientifiques soupçonnaient son existence depuis plus de 20 ans, mais n’avaient pas le matériel nécessaire pour pouvoir l’étudier de plus près. Grâce à un nouveau procédé, ils ont pu capturer les premières microscopies de la bactérie afin de déterminer ses propriétés génétiques.

Ces micro-bactéries sont en effet très communes. On les trouve souvent dans les eaux souterraines. C’est d’ailleurs en filtrant l’eau du sol de la ville de Rifle (Colorado) et en congelant le filtrat à -272 C° que les chercheurs ont pu observer la bactérie au microscope à tomographie électronique 2D et 3D sous ambiance cryogénique (froid) afin de révéler la structure interne de celle-ci.

Ce que l’on sait à l’heure actuelle, c’est que la forme de la bactérie se rapproche de celle d’une sphère regroupant leurs gènes dans des spirales dans laquelle s’agglutinent de manière très dense des spirales, qu’on suppose être son ADN, mais aussi des organes régissant son métabolisme. Un ADN long d’un million de « lettres » bien court quand on sait que la longueur de l’ADN de l’être humain en comporte 3,2 milliards !

« Ces bactéries ultra-petites nouvellement décrites sont un exemple d’un sous-ensemble de la vie microbienne terrestre dont nous ne savons presque rien », a déclaré Jillian F. Banfield, l’un des auteurs de l’étude. Cette découverte va permettre aux scientifiques de mieux comprendre la vie terrestre ainsi que la fonction des organismes sur l’écosystème planétaire et plus précisément sur l’impact des microbes sur le climat, les microbes jouant un rôle essentiel dans l’équilibre des gaz atmosphériques.

Source : Science et Vie

– Crédits photo : Berkeley Lab