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Voici Durus, le robot à la démarche humaine

Crédits : Capture vidéo

Le robot bipède Durus, développé par les roboticiens de Georgia Tech, aux États-Unis, a été amélioré afin qu’il parvienne à marcher à la manière d’un humain. Une évolution pour les robots, mais également pour l’avenir des prothèses et des exosquelettes en terme de mobilité des personnes handicapées.

À l’Amber Lab, installé au Georgia Institute of Technology, aux États-Unis, le professeur Aaron Ames et son équipe de roboticiens ont amélioré et peaufiné leur robot Durus, avec comme changement principal, sa démarche, bien plus proche de celle des humains. En comparaison avec le premier modèle dévoilé en 2015, le nouveau Durus marche mieux, et deux fois plus vite, même chaussé d’une paire de baskets.

« L’élément clé de la marche humaine est la manière dont le pied se déroule pendant un pas, c’est-à-dire que le talon touche le sol en premier suivi des orteils qui impriment une poussée » explique le professeur Aaron Ames. C’est bien là toute la différence de ce Durus 2016 par rapport à son prédécesseur : là où le modèle de 2015 pose ses pieds à plat sur le sol, le Durus 2016 présente le talon en premier lieu. Une technique qui passe par la cheville, équipée de ressorts qui emmagasinent et retransmettent l’énergie à chaque pas, pour une fluidité de mouvement maximale.

Ce n’est pas ici sur la configuration matérielle du robot que les efforts ont été consentis pour améliorer sa démarche, mais sur la configuration logicielle. Son modèle mathématique a été amélioré pour ne plus avoir à prendre en compte des restrictions liées à la stabilité que procurent des pieds qui doivent obligatoirement se poser à plat. Ainsi, c’est une nouvelle règle décrivant une démarche « talon-orteil » qui a été décrite par les roboticiens dans ce nouveau modèle.

« L’objectif spécifique de ce projet est de créer un paradigme de contrôle universel qui soit applicable aux robots humanoïdes ainsi qu’à des prothèses et des exosquelettes. Les mêmes technologies sous-jacentes à Durus se transposeront sur des prothèses et des exosquelettes pour donner aux personnes à mobilité réduite des capacités de locomotion naturelles et efficaces » explique Ames, qui ne compte pas en rester là. En effet, le logiciel sera encore amélioré pour apprendre au robot à courir, monter et descendre des marches, etc.

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