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Voici à quoi le monde ressemblerait si vous aviez un oeil bionique ?

Crédits : Capture vidéo

Ils sont de plus en plus à profiter de dispositifs électroniques d’assistance visuelle. Mais que distinguent-ils vraiment avec?

Aujourd’hui, les prothèses rétiniennes électroniques constituent un traitement validé pour certaines pathologies, telles que les rétinites pigmentaires ou la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Ils sont de plus en plus à pouvoir en bénéficier, mais il demeure toutefois une interrogation quant à la qualité de la vision restaurée obtenue avec ces dispositifs. Des simulations ont alors été faites par des chercheurs de l’université de Washington, et les résultats prouvent que ces méthodes ont encore besoin de perfectionnement.

« Ceci est la première simulation visuelle de la vue restaurée dans une forme réaliste. Maintenant, nous pouvons effectivement dire : ceci est ce à quoi le monde ressemblerait si vous aviez un implant rétinien », explique Ione Fine, de l’université de Washington et principale auteure de ce travail.

Pour se faire, les chercheurs ont mis au point un logiciel de simulation permettant de rendre compte avec plus de précision des résultats de deux traitements de restauration de la vision. Le premier implique une prothèse rétinienne électrique qui stimule les cellules de la rétine encore intactes à l’aide d’une grille d’électrodes implantée directement dessus. La seconde méthode, optogénétique, consiste à implanter des protéines dans les cellules rétiniennes pour les rendre plus sensibles à la lumière. « Ces deux techniques ont leur limite. La rétine contient une grande diversité de cellules qui transportent l’information et réagissent différemment à l’entrée visuelle. Si bien, qu’elles sont peu susceptibles de rétablir une vision proche de la normale », précise Geoffrey M. Boynton, co-auteur de l’étude.

Un patient traité par l’une ou l’autre de ces techniques aura des difficultés à distinguer les contours d’un objet ou des détails plus fins. Il y aussi un risque de disparition de l’objet s’il se déplace trop rapidement.

Les traitements restent novateurs, mais le chemin de la vue entièrement restaurée est un objectif difficile à atteindre. De nouveaux modèles plus sophistiqués devront alors être pensés. « Tant que nous n’aurons pas fait cela, nous tâtonnerons dans l’obscurité », conclut Ione Fine.

© Ione Fine and Geoffrey Boynton / University of Washington.
Crédits : Ione Fine and Geoffrey Boynton / University of Washington.

Sources : Philosophical Transactions BS & A