in

Vivez en direct le retour sur Terre de Thomas Pesquet

Capture vidéo

Après un séjour de 196 jours dans la station Spatiale internationale, c’est le moment de rentrer sur Terre pour Thomas Pesquet. Actuellement dans la capsule d’un vaisseau Soyouz pilotée par le Russe Oleg Novitski, les deux astronautes entreront dans l’atmosphère à 28 000 km/h pour finalement se poser à 16h09 (heure française) dans les steppes du Kazakhstan.

Thomas Pesquet aura fait bien plus que son travail à bord de l’ISS, le jeune astronaute de 39 ans aura également émerveillé le monde avec des clichés capturés à 400 kilomètres d’altitude, permettant ainsi à tout à chacun de « prendre » part à ses expériences. Il aura également intéressé les plus jeunes et sans doute suscité quelques vocations. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Après 196 jours de bons et loyaux services, l’heure est donc au départ. C’est un protocole bien huilé, mais non sans risques.

À 12h47 le Soyouz se détachait avec succès de la station spatiale grâce à des ressorts. Le but étant d’allumer les moteurs une fois la capsule éloignée d’une vingtaine de mètres de la station pour ne rien abîmer (ce serait dommage). Le voyage de 400 kilomètres environ doit durer 3h20, précisément pour finalement se poser à 16h09 (heure française) dans les steppes du Kazakhstan. Comment se passe le voyage ? Concrètement, imaginez une boîte à sardines. Imaginez-vous alors assis dedans avec vos talons touchant presque vos fesses. Vous êtes attachés ainsi en huit points pour épouser la forme de votre siège, ce qui vous empêche de bouger quoi que ce soit d’autre que les bras.

Crédits : Nasa

Pour l’heure (13h31), le Soyouz est en orbite légèrement plus basse que l’ISS. Dans quelques minutes, les moteurs s’allumeront pour projeter la capsule en direction de la Terre à 28 000 km/h. L’instant sera précis et calculé depuis la Terre pour favoriser le désorbitage de la capsule. Une fois arrivée dans l’atmosphère (1 600 degrés à l’extérieur), la capsule sera alors brutalement freinée pour atteindre une vitesse d’environ 800 km/h. Il faudra ensuite déployer le parachute pour finir au sol à une vingtaine de km/h. C’est pourquoi de petites rétrofusées s’allumeront pour freiner au maximum la capsule et minimiser le choc de l’impact à environ 70 centimètres du sol.

Thomas Pesquet va-t-il avoir des soucis de santé après son retour sur Terre ? Son corps a en effet subi divers changements liés à l’apesanteur et il sera suivi de près par une équipe médicale à Cologne où se trouve le Centre européen des astronautes de l’Agence spatiale européenne (ESA) et où se rendront les deux astronautes après avoir atterri.

Ces derniers auront sans doute le « mal de Terre ». Avec le retour sur Terre et la gravité, tout le sang retourne en effet dans les jambes, ce qui peut conduire à des syncopes, des vertiges et des évanouissements. Pour y remédier, les astronautes portent des pantalons « anti g » que les équipes médicales resserrent une fois qu’ils ont atterri. Les astronautes souffrent également d’une perte de la masse musculaire au niveau des jambes et du tronc. Notons également qu’en raison des effets de l’apesanteur sur la colonne vertébrale, Thomas Pesquet, qui mesure 1m83, a gagné quelques centimètres. Mais il devrait les reperdre dans les dix premières minutes où il se remettra debout sur Terre.

Le direct vidéo :