in

Et si la ville de New-York subissait une vaste attaque informatique ?

Crédits : HypnoArt / Pixabay

Le journaliste Reeves Wiedeman est l’auteur d’un essai intitulé The Big Hack (Le Grand Hack), présentant une vision catastrophique de la ville de New York au lendemain d’une attaque cybernétique ayant pour but de paralyser ses systèmes informatiques et ses infrastructures principales.

Lorsque l’on parle de smart cities (villes intelligentes), il est rarement évoqué la possibilité d’une cyberattaque massive destinée à paralyser les systèmes. Et pourtant, les failles de systèmes automatisés et connectés ont été mises au jour récemment, comme le piratage d’une station de traitement des eaux en mars 2016 et celui d’un réseau électrique en juin 2016 aux États-Unis.

Reeves Wiedeman livre donc une prospective intéressante dans son ouvrage The Big Hack, qu’il évoque dans un article publié par le New York Magazine le 19 juin 2016, pour lequel il est journaliste. L’intéressé a donc tenté d’imaginer les immenses dégâts que causerait une attaque informatique dont la cible serait incarnée par les systèmes connectés des structures urbaines.

« Le 4 décembre 2017, un peu avant neuf heures du matin, un dirigeant de Goldman Sachs était en route sur la West Side Highway quand soudain sa voiture fit une embardée vers la gauche, le propulsant contre la fenêtre » écrite Reeves Wiedeman en tout début de récit.

Les hackers ont attaqué les moyens de stockage de données de la ville de New York, et le trafic routier semble être le premier touché, puisque la manipulation frauduleuse des moyens de commande (à distance) des véhicules a causé bon nombre d’accidents, paralysant les principales artères.

Ensuite, ce sont les systèmes informatiques des hôpitaux qui sont touchés, au même moment où les nombreux blessés de la route espèrent une prise en charge par le personnel médical. Tous les écrans visibles affichent un message provenant des hackers : « WE’RE NOT LOOKING FOR BITCOIN THIS TIME » (nous ne sommes pas à la recherche de bitcoins cette fois !), ce qui sous-entend que les hackers ne tentent pas d’obtenir une certaine somme d’argent, comme dans certains cas déjà observés pour lesquels les individus réclamaient une rançon.

Après cela, c’est la dégringolade. Par effet domino, les habitants assistent, impuissants, à la panne totale des moyens de paiement numériques, des coupures de courant paralysant les supermarchés, les moyens de transport, etc. Ceci a également un effet psychologique dévastateur sans précédent, puisque les habitants se trouvent abasourdis par cette vulnérabilité à laquelle ils sont nouvellement exposés.

Reeves Wiedeman indique que son récit est fictif, mais qu’il a été élaboré avec la collaboration de professionnels de la cybersécurité, de hackers et d’autres spécialistes.

« Une attaque de cette ampleur est peu probable, cependant les événements peuvent réellement se produire ou, pour certains, ce sont déjà produits » indique-t-il.

The Big Hack a le mérite de questionner à propos du « tout-connecté », principalement en milieu urbain, et de l’extrême vulnérabilité d’une telle organisation, dont le principal intérêt est, à la base, de servir la population.

Sources : L’ADNZDNet

Crédit images : New York Magazine