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VIH : Une enfant vit avec depuis 9 ans sans médicament

Crédits : iStock

Née séropositive, une fillette vit depuis 9 ans en bonne santé sans médicament. C’est le troisième cas rapporté qui suscite de nouveaux espoirs qu’un traitement précoce puisse un jour guérir les bébés infectés par le VIH.

Après le « Mississippi Baby » et la rémission d’un enfant français, c’est seulement le troisième cas du genre jamais observé. Une fillette sud-africaine née séropositive vit depuis presque neuf ans en bonne santé et sans médicament après avoir simplement suivi un court traitement durant les premiers mois qui ont suivi sa naissance. Ce traitement aura donc permis de maintenir la rémission durant huit ans et demi. Ce cas rare « renforce nos espoirs de pouvoir un jour épargner aux enfants séropositifs le fardeau d’un traitement à vie en les traitant pour une courte période dès leur plus jeune âge », a commenté Anthony Fauci, directeur de l’Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) à l’origine de cette étude.

« Une rechute est toujours possible comme dans toute rémission. Mais le fait que cette rémission se soit étendue sur une si longue période laisse penser qu’elle peut être durable », explique le docteur Avy Violari, de l’université de Witwatersrand à Johannesburg qui a également participé à l’étude. Dès l’âge de deux mois, cette fillette dont l’identité est protégée a été placée avec 142 autres bébés sous traitements antirétroviraux qui empêchent le développement du VIH. Dix mois plus tard, la présence du virus avait été réduite à un niveau indétectable. Au cours des huit années suivantes, l’enfant n’a reçu aucun médicament antirétroviral, mais une analyse de suivi des échantillons de sang stockés prélevés régulièrement montre que le virus ne s’est plus manifesté.

Il ne s’agit pas là d’une guérison, mais l’espoir est de mise, car si le VIH est affaibli. Celui-ci ne peut se multiplier ni se transmettre à une autre personne même en l’absence de traitement. D’autres essais cliniques sont d’ores et déjà en cours pour tester l’hypothèse selon laquelle le traitement antirétroviral chez les nouveau-nés infectés par le VIH dès les 48 heures suivant la naissance peut permettre le contrôle à long terme de la réplication du VIH et même après l’arrêt du traitement, permettant une rémission durable.

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