in

La vie sur Terre n’a plus qu’un milliard d’années devant elle

Crédits : ColiN00B/Pixabay

Des simulations informatiques ont montré que la Terre commencera à perdre son atmosphère riche en oxygène dans environ un milliard d’années, pour laisser la place au méthane. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Nature Geoscience.

La vie est aujourd’hui florissante sur la Terre, mais pour combien de temps ? Nous savons qu’elle ne sera pas éternelle. Dans environ 5 milliards d’années, notre étoile devrait devenir une géante rouge. Son noyau rétrécira, mais ses couches externes s’étendront vers l’orbite de Mars, engloutissant notre planète dans le processus. Une chose est donc certaine : à ce moment-là, nous ne serons certainement plus là. Mais à quel moment la vie va-t-elle réellement “basculer” ?

Pour tenter de le savoir, des chercheurs ont récemment développé une simulation permettant d’appréhender le futur de notre planète, prenant en compte plusieurs variables décrivant le climat ainsi que les processus géologiques et biologiques et, surtout, l’activité solaire.

D’après ces simulations, dans un milliard d’années, il fera si chaud sur Terre que les molécules de dioxyde de carbone seront décomposées par notre étoile. En conséquence, les niveaux de CO2 commenceront à baisser. La couche d’ozone commencera également à s’estomper. Moins de dioxyde de carbone signifie alors moins d’organismes photosynthétiques, ce qui limite la production d’oxygène. S’en suit une réaction en chaîne. Sans oxygène, la vie terrestre et marine disparaîtra à son tour.

Pendant ce temps, les simulations ont également révélé des niveaux de méthane croissants dans l’atmosphère, accélérant finalement le processus d’extinction.

« La baisse d’oxygène sera très, très extrême », explique à New Scientist Chris Reinhard, du Georgia Institute of Technology. « Nous parlons d’un million de fois moins d’oxygène qu’aujourd’hui ». D’après lui, l’habitabilité de notre Terre riche en oxygène ne représentera que 20 à 30 % de la durée de vie complète de notre planète.

Terre
Crédits : WikiImages/Pixabay

Pas d’oxygène, des niveaux de méthane élevés, de faibles niveaux de CO2 et aucune couche d’ozone… Dans un milliard d’années, il pourrait finalement ne rester sur Terre que de minuscules créatures anaérobies telles que les bactéries. Sur notre planète, les conditions seront alors similaires à celles enregistrées avant le grand événement d’oxydation (GOE), il y a environ 2,4 milliards d’années, qui permirent l’évolution des plantes et des animaux.

En outre, les chercheurs suggèrent que leur simulation pourrait être utile à celles et ceux concentrés sur la recherche de possibles signes de vie sur d’autres planètes. La “fenêtre d’opportunité”, notent-ils, pourrait être plus étroite qu’on le pensait auparavant.