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VIDÉO : une partie d’un gymnase s’effondre suite à une “micro-rafale” en Caroline du Nord

Crédits : captures vidéos Youtube.

Le 13 janvier dernier, alors que des élèves de l’Union Intermediate School s’entraînaient à leur pratique sportive favorite, un pan entier du gymnase s’est écroulé sans crier gare. En effet, un vent très soudain dépassant les 135 km/h en rafale a eu raison du toit et d’une partie des murs de la structure

« Nous jouions au basket-ball » rapporte Chloe Brewer, une élève de cinquième année à Clinton, siège du comté de Sampson en Caroline du Nord. « Et d’un coup, on a eu l’impression que quelque chose venait d’exploser à l’intérieur ».

Des images impressionnantes

La scène a été capturée par une caméra de surveillance. La vidéo est présentée ci-dessous et donne une idée de l’intensité du phénomène. On voit des poutres en bois, des briques, du verre et d’autres matériaux s’engouffrer sur le terrain de jeu au moment où les rafales atteignaient leur intensité maximale.

Bien que les étudiants aient eu le réflexe de se précipiter vers la sortie, 3 d’entre eux ont tout de même été blessés par les projectiles. Néanmoins, les blessures sont restées légères. Par conséquent, ils ont rapidement pu sortir de l’hôpital auquel ils avaient été amenés.

« Nous n’avons reçu aucun avertissement. Personne n’a reçu d’alertes sur les téléphones ou quoi que ce soit (…) » s’étonne Dondi Hobbs, le principal. En effet, le temps était pourtant orageux ce lundi et le risque d’événements météorologiques violents n’était pas négligeable.

Un cas de micro-rafale humide

Le service météorologique national a rapidement confirmé la nature du phénomène. Il s’agit d’une micro-rafale humide. Un aléa qui se manifeste de façon soudaine et localisée (d’où le terme micro) et qui ne permet pas d’émettre facilement des alertes. Mais comment fonctionne une micro-rafale ?

Sous certaines conditions, l’air en circulation dans un orage peut voir sa densité augmenter de façon brutale. De fait, il accélère rapidement vers la surface. Lorsque celle-ci est atteinte, le panache s’étale horizontalement en générant de forts vents rectilignes. Ces derniers peuvent dépasser les 250 km/h dans les cas les plus extrêmes. Aussi, le phénomène est très différent d’une tornade où les vents tourbillonnent et s’élèvent en direction de la base du nuage.

À l’origine de la densification des parcelles d’air se trouve un refroidissement par évaporation (partielle ou totale) des gouttes et gouttelettes d’eau. Celle-ci peut avoir lieu aussi bien sous le nuage qu’à l’intérieur. Dans le cas d’une micro-rafale humide, le plongeon de l’air vers la surface s’accompagne de pluies parfois intenses. Une configuration qui traduit une arrivée d’air sec en altitude, souvent au moment où le nuage commence à précipiter.

Enfin, ci-dessus est présentée une vidéo d’une micro-rafale humide vue depuis une certaine distance. Notez l’effondrement d’un lobe vers la surface et son étalement lorsqu’il l’atteint. C’est à ce moment précis que les vents les plus violents sont mesurés au sol.

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