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Vidéo : Le larynx d’un beatboxer filmé en pleine performance

Capture vidéo

Le beatbox consiste à faire de la musique en imitant des instruments (en grande partie les percussions) uniquement avec sa bouche. Parmi ces champions des vocalises, vous retrouverez Tom Thum qui est, vous allez le voir, un orchestre à lui tout seul. Quant à ce qui se passe à l’intérieur de sa gorge, c’est tout simplement fascinant… et peu ragoûtant.

Le jeune australien éblouit le monde à chacune de ses performances. Muni de sa voix et d’un micro, il parvient à imiter n’importe quel son. Curieux de savoir si sa capacité naturelle à créer des sons complexes et uniques pourrait avoir quelque chose à voir avec une sorte d’anomalie physique, le jeune artiste s’est tourné vers un endocrinologue, le Dr Matthew Broadhurst. Ce dernier lui a fait passer deux examens différents en utilisant des caméras insérées dans son nez et sa bouche. Il n’y a rien de notable sur l’anatomie du beatboxer. En revanche, nous obtenons des images inédites et grossières de ce qui se passe près du larynx d’un beatboxer. En bref, des contorsions musculaires fascinantes et des inondations de salive.

Voici la vidéo ci-dessous. Les choses sérieuses démarrent à 4 h 10 :

Mais alors, comment un seul homme arrive-t-il à sortir tous ces sons de sa bouche ? Palais, dents, langue, il y a quelques mois, chaque recoin de la bouche a été passé au crible de l’IRM par des chercheurs de l’Université de Californie du Sud pour définir les mécanismes articulatoires d’un beatboxer. Ils avaient alors demandé à un jeune homme de 27 ans de chanter à travers le tube de l’IRM qui capturait la vue de son appareil vocal afin de définir les dimensions musicales et phonétiques de sa performance.

Les résultats avaient alors révélé une gamme de sons se trouvant dans les langues maternelles du jeune homme (anglaise et espagnole), mais pas que. Certains modèles d’articulations ne provenaient en effet pas de ses langues natives. En d’autres termes, les sons de percussion vocale émis et enregistrés étaient proches de sonorités de langues inconnues du beatboxer. Les scientifiques ont ensuite pu rapprocher les sons générés par des sons similaires observés dans les langues africaines telles que le Xhosa (Afrique du Sud), le khoekhoe (Botswana), le XoO (Namibie) pour les clicks, dans le nuxalk (Colombie-Britannique) ou encore le tchétchène (Tchétchénie). Une sorte de tour du monde des langues comprimé en un seul orchestre intérieur.

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