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VIDÉO : L’US Navy déclenche une explosion près de son nouveau porte-avions

Crédits : US Navy

L’US Navy a récemment déclenché dix-huit tonnes d’explosifs à proximité de l’USS Gerald R. Ford, son nouveau porte-avions. Ce test visait à s’assurer que le bâtiment puisse résister aux conditions de combat. Un hélicoptère a pu capturer des images aériennes de l’événement.

L’USS Gerald R. Ford (333 mètres de long, 77 mètres de haut) est un nouveau porte-avions de la marine américaine de la classe Gerald R. Ford qui doit progressivement remplacer les unités de la classe Nimitz. Nommé d’après le 38e président des États-Unis Gerald R. Ford, qui s’est illustré pendant la Seconde guerre mondiale dans le Théâtre du Pacifique, le navire entame depuis plusieurs semaines sa mise en service après avoir été livré il y a quatre ans.

Dans le cadre de cette “mise en route”, le porte-avions a essuyé son premier “événement explosif” le 18 juin dernier au large de la côte est des États-Unis. Le but était de simuler des aspects de conditions de combat réelles.

La marine américaine effectue des essais de choc en utilisant des explosifs pour confirmer que nos navires de guerre peuvent continuer à répondre aux exigences de mission dans les conditions difficiles qu’ils pourraient rencontrer au combat“, a déclaré l’US Navy dans un communiqué.

porte-avions us navy Gerald R. Ford
Le Gerald R. Ford le 8 avril 2017. Crédits : U.S. Navy

Un séisme de 3,9

Pour cet essai, les responsables militaires ont actionné plus de dix-huit tonnes d’explosifs à proximité du navire. Les images aériennes de l’événement (à visionner en fin d’article) sont très impressionnantes.  Son onde de choc aurait même provoqué un séisme de magnitude 3,9, selon les capteurs de mesure déployés par l’US Geological Survey au large de la Floride.

D’après le communiqué publié par la marine américaine, le navire a relevé le défi “avec succès”. Les responsables ont également souligné que l’onde de choc massive était conforme aux “exigences d’atténuation environnementale” et respectait “les schémas de migration connus de la vie marine dans la zone de test“, selon un communiqué.

Après avoir subi les essais, le navire retournera en cale sèche pour subir des opérations de maintenance. Il devrait normalement subir une ou deux autres explosions avant d’être pleinement opérationnel, peut-être d’ici la fin de l’année.

Ce n’est évidemment pas la première fois que l’armée américaine propose ce type de test. Au  cours de ces dernières années, des essais de choc ont été menés sur plusieurs bâtiments,  notamment lUSS Jackson (LCS-6) et l’USS Milwaukee (LCS-5), deux navires de combat, en 2016. Le dernier porte-avions à essuyer une telle explosion était l’USS Theodore Roosevelt (CVN-71), en 1987.