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Manger de la viande transformée peut augmenter le risque de démence

Crédits : streetwindy/pixabay

La consommation quotidienne d’une portion de 25 grammes de viande transformée (l’équivalent d’une tranche de bacon) augmenterait le risque de développer une forme de démence de 44 %, souligne une étude.

Nous le savons, les viandes transformées – tels que les hot-dogs, le jambon, les saucisses, ou encore les viandes en conserve et autres sauces à base de viande – ne sont pas les meilleurs alliés santé. Des travaux précédents ont en effet déjà suggéré que les régimes riches en ces aliments étaient liés à un risque accru de maladies chroniques telles que le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et certains types de cancer.

Il existe également quelques études suggérant qu’un régime riche en viande pourrait augmenter le risque de démence. Dans le cadre d’une récente étude publiée dans The American Journal of Clinical Nutrition, des chercheurs du groupe d’épidémiologie nutritionnelle de l’Université de Leeds ont tenté de séparer le risque de démence possible de différents types de viandes (transformées ou non).

Pour ces travaux, les chercheurs se sont appuyés sur les données démographiques de la UK Biobank. Il s’agit d’un projet de recherche en cours collectant des informations sur la santé au Royaume-Uni. Environ un demi-million de résidents âgés de 40 à 69 ans ont été impliqués dans cette étude. Tous ces volontaires avaient rempli entre 2006 et 2010 un questionnaire sur leur régime alimentaire au début de leur inscription, puis au cours d’enquêtes périodiques proposées quelques mois plus tard.

Un risque supérieur de 44 %

Grâce à ces données, les chercheurs ont alors pu suivre les résultats de santé de ces participants. Sur l’échantillon, environ 2 900 cas de démence ont été diagnostiqués dans l’ensemble du groupe au cours d’une période de suivi moyenne de huit ans. En se focalisant ensuite sur le régime alimentaire des concernés, les auteurs ont alors souligné que le risque de démence avait augmenté de 44 % pour chaque tranche de 25 grammes de viande transformée consommée quotidiennement.

En revanche, aucun lien significatif n’a été trouvé entre le risque de démence et la consommation totale de viande, ou entre le risque de démence et la consommation quotidienne de viande non transformée.

viandes transformées
Crédits : moerschy/Pixabay

Pas de conclusions définitives

Naturellement, ces études nutritionnelles ont quelques limites. D’une part, elles ne peuvent pas démontrer une relation directe de cause à effet, seulement une corrélation. D’autre part, ces données reposent sur des questionnaires. Et entre nous, qui peut se rappeler du contenu de son repas mangé il y a 13 ou 19 jours, ou encore un mois ? Enfin, le régime alimentaire d’une personne à 40 ou 50 ans peut également évoluer de manière significative entre le moment de l’inscription et le moment de son diagnostic de démence des années ou des décennies plus tard.

Aussi, cette seule étude ne peut porter de conclusions claires et définitives. C’est pourquoi d’autres travaux seront nécessaires en ce sens. Cela dit, comme dit plus haut, ce ne serait pas la première étude liant la consommation de viandes transformées à une détérioration de la santé.