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Un projet pour traduire automatiquement les hiéroglyphes !

Crédits : Université d'Oxford

Alors qu’interviendra bientôt la sortie du prochain épisode d’Assassin’s Creed, fruit du travail de l’éditeur de jeu vidéo français Ubisoft, une prochaine collaboration avec Google aura pour but de créer un traducteur de hiéroglyphes.

Le très attendu Assassin’s Creed Origins sortira le 27 octobre pour le bonheur des fans de la saga. Dans le cadre de cette sortie, Ubisoft a communiqué sur un autre projet baptisé The Hieroglyphics Initiative. Celui-ci sera mené en collaboration avec Google TensorFlow, une plateforme open source pour le machine learning.

Le but ? Simplifier le déchiffrage des hiéroglyphes et de mettre au point un traducteur pour cette célèbre écriture utilisée dans l’Égypte Antique. Rappelons qu’il y a quasiment deux siècles, l’égyptologue français Jean-François Champollion parvenait pour la première fois à déchiffrer des hiéroglyphes grâce à la pierre de Rosette, un fragment de stèle gravée comportant trois versions d’un même texte, écrit deux fois en égyptien (hiéroglyphe et démotique) et en alphabet grec.

Il s’avère qu’aujourd’hui, les égyptologues traduisent encore les hiéroglyphes « à la main », un exercice nécessitant une grande patience compte tenu de l’évidente difficulté de la tâche. Le projet The Hieroglyphics Initiative utilisera l’apprentissage automatique afin de reconnaître les hiéroglyphes et automatiser leur lecture puis leur traduction, un véritable projet de recherche inédit.

Ubisoft a notamment expliqué : « les inscriptions gravées dans la pierre il y a 3 000 à 4 000 ans sont de qualité très variable, nombre d’entre elles étant endommagées, voire effacées. Nous pensons que le machine learning peut transformer le processus de collecte, de classification et de compréhension de la langue écrite des pharaons. »

Pour l’instant, Ubisoft et Google livrent assez peu de détails sur ce nouveau projet, mais nous savons déjà que ce sera en open source dans le but de permettre aux égyptologues et autres chercheurs de s’en servir librement.

« Nous avons commencé à compiler des données, à développer des outils et à prendre contact avec la communauté universitaire en quête de partenaires », peut-on lire sur le site officiel du projet The Hieroglyphics Initiative.

Sources : MashableSiècle Digital