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Le venin de cet escargot à la base d’un potentiel meilleur traitement contre le diabète

Crédits : Patrick Randall / Flickr

Aux États-Unis, des chercheurs ont fait une découverte. Selon eux, le venin d’un escargot pourrait servir à l’élaboration d’un traitement contre le diabète. L’efficacité des médicaments créés grâce à ces recherches pourrait être plus rapide qu’avec l’insuline.

Un venin plus efficace que l’insuline contre le diabète ?

Le diabète fait très souvent l’objet de recherches scientifiques. Par exemple, une étude française de 2020 a révélé l’identification d’une mutation de l’ADN qui pourrait permettre une prise en charge plus précise des cas de diabète de type 2. Dans une publication du 18 octobre 2021 dans la revue Proteins, des chercheurs de l’Université du New Hampshire (États-Unis) disent quant à eux avoir identifié un possible remède d’origine naturelle contre cette maladie.

Ils ont en effet étudié le cône géographe (Conus geographus), un escargot dont le venin provoque chez ses proies un choc hypoglycémique paralysant. Pour ces scientifiques, ce même choc hypoglycémique fait baisser le taux de sucre dans le sang plus rapidement que l’insuline. Rappelons qu’outre la  leptine (une autre hormone impliquée dans la régulation de la glycémie également très étudiée), l’insulinothérapie est un des meilleurs traitements actuels et les alternatives sont rares.

Contrairement à l’insuline que notre corps produit, la séquence peptidique du venin de l’escargot (qui lui permet de se lier aux récepteurs humains de l’insuline) est plus courte. Ainsi, les scientifiques pensent que ce venin pourrait servir à élaborer un traitement plus efficace contre le diabète.

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Crédits : towfiqu ahamed / iStock

Vers de possibles nouveaux traitements

Dans le cadre de leurs travaux, les chercheurs ont eu recours à des séquences de peptides analogues à l’insuline dans le venin de l’escargot. Ils ont ainsi modélisé six complexes analogues différents afin de comprendre comment ils pouvaient se lier aux récepteurs de l’insuline humaine. Selon les résultats, l’insuline d’escargot a des propriétés différentes, mais la liaison se fait de manière plus efficace.

« Bien que d’autres études soient nécessaires, nos recherches montrent que, malgré les séquences peptidiques plus courtes, le venin d’escargot conique pourrait être un substitut viable à l’insuline et nous espérons qu’il motivera la conception de nouveaux médicaments à action rapide », a déclaré Biswajit Gorai, principal auteur de l’étude. Ainsi, le potentiel de ce venin dans la stabilisation de la glycémie ouvre la voie vers de nouveaux traitements.

Étant donné que les cas de diabète sont en augmentation et que les alternatives semblent de plus en plus difficiles à trouver, ces travaux sont évidemment bienvenus.