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Un réseau de vaisseaux spatiaux pour des voyages intercontinentaux ? Le Japon y pense

Crédits : Yuri_B/Pixabay

En collaboration avec des entreprises privées, le Japon prépare le développement de vaisseaux spatiaux intercontinentaux reliant les principales villes du monde en deux heures. C’est en tout cas ce qu’indique un rapport récent.

Le 12 mai dernier, le ministère de l’éducation, de la culture, des sports, des sciences et de la technologie japonais dévoilait un plan incroyablement ambitieux. L’idée serait de proposer des vaisseaux ou fusées capables de nous transporter vers n’importe quel point de la planète en moins de deux heures d’ici le début des années 2040, et ce, à condition d’avoir les moyens de se poser, bien entendu.

Selon The Mainichi, le ministère prédit également que le marché des vaisseaux intercontinentaux pourrait atteindre environ 5 000 milliards de yens (environ 38 milliards d’euros) dans une vingtaine d’années.

Il y a encore dix ans, on imaginait mal une fusée en train d’atterrir. À présent, l’idée de vaisseaux spatiaux comme moyens de transport quotidien dans vingt ans ne paraît plus si saugrenue, d’autant que l’idée d’un mode de transport spatial en « point à point » n’a jamais été aussi concrète.

Un document récent publié laisse en effet entendre que l’US Air Force pourrait s’appuyer sur le Starship de SpaceX pour livrer du Fret sur Terre en un temps record. En 2017, Elon Musk avait également brièvement évoqué le développement d’un système de fusée interplanétaire proposant des voyages habités sur Terre pour le même prix qu’un vol en avion en classe éco.

Dans ce rapport (que vous pouvez lire ici, si vous êtes à l’aise avec le japonais), le ministère propose une rapide feuille de route visant à servir cet ambitieux programme.

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Illustration du Starship de spaceX en vol orbital. Crédits : SpaceX

Deux types de vaisseaux

Le ministère envisagerait deux types de vaisseaux spatiaux. Le premier permettrait de décoller et d’atterrir comme un avion sur une piste (pensez aux navettes américaines). L’autre pourrait quant à lui opérer verticalement, comme une fusée (pensez au Starship).

Pour développer son projet, le Japon viserait à réduire de moitié les coûts du H3 (environ 37 millions d’euros), un lanceur développé par l’agence spatiale japonaise (JAXA), dont le premier vol est prévu cette année. Pour ce faire, le pays envisage de réutiliser des pièces. De quoi stimuler la compétitivité du Japon sur la scène aérospatiale mondiale, et préparer le développement de successeur du H3 qui sera entièrement réutilisable dès le début des années 2030 selon le rapport.

Une fois établie, la technologie sera partagée avec le secteur privé dans l’espoir que les entreprises puissent l’exploiter afin de développer ces fameux moyens de transport spatiaux intercontinentaux.

On ignore encore si ce projet pourra voir le jour. Le rapport devra en effet être approuvé (ou non) avant son inclusion dans le plan de politique spatiale japonais. Une décision pourrait toutefois être prise dans quelques semaines.