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Un vaisseau-cargo de ravitaillement russe brûle en plein vol

Il devait amener un chargement aux astronautes russes de l’ISS contenant notamment de l’eau et des carburants. Pourtant, le vaisseau-cargo Progress MS-04 ne ravitaillera jamais la Station puisqu’il s’est consumé dans l’atmosphère quelques minutes après son décollage le jeudi 1er décembre. 

Le vaisseau-cargo Progress MS-04 transportait 2,4 tonnes de matériel, de l’eau, des carburants et aussi des produits alimentaires, des vêtements et des médicaments destinés aux astronautes de la Station Spatiale Internationale. Mais quelques minutes après son décollage, le jeudi 1er décembre 2016 depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, le contact a été perdu avec l’agence spatiale russe Roskosmos.

« Le contact a été perdu 383 secondes (6 min 38 s) après le décollage du lanceur Soyouz avec le vaisseau-cargo Progress MS-04 », a indiqué l’agence Roskosmos dans un communiqué. Un peu plus tard, l’agence spatiale russe a ajouté que le vaisseau s’était consumé dans l’atmosphère. « À cause d’une situation anormale, nous avons perdu le vaisseau de ravitaillement Progress à une altitude de 190 kilomètres au-dessus d’une zone non peuplée et montagneuse de Touva (république russe de Touva). La plupart des fragments ont brûlé dans l’atmosphère, selon les informations préliminaires ».

Contacté par franceinfo, le spationaute français Thomas Pesquet a expliqué que si le vaisseau-cargo devait ravitailler les cosmonautes russes, c’est l’ensemble des membres d’équipage qui en seront impactés et il a annoncé qu’il allait « tout partager » avec les astronautes russes. « On est une équipe ici donc on partage la nourriture, on partage l’air qu’on respire, on partage l’eau, on partage tout. Dire que ce sont des collègues russes qui perdent leur ravitaillement, ce n’est pas vrai, parce qu’on va tout partager, donc ça nous impacte quand même indirectement ».

Il a également rappelé que les stocks sont pour le moment suffisants pour tenir plusieurs mois et que l’important reste que cette mission de ravitaillement n’était pas habitée. « Heureusement, il n’y avait pas de collègues, il n’y avait pas d’amis dedans, c’est ça qui compte en premier lieu ».