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Les vaccins ont sauvé 37 millions de vies d’enfants depuis 2000

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Crédits : 12019/pixabay

Depuis le début des années 2000, les vaccins développés pour lutter contre dix maladies majeures ont évité la mort de 37 millions d’enfants dans près d’une centaine de pays à revenu faible et intermédiaire, selon une nouvelle modélisation. D’ici 2030, cette estimation pourrait doubler.

Des programmes de vaccination ciblant principalement les enfants dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire (PRFI) se sont multipliés au cours de ces vingt dernières années. Mais combien de vies ont-ils permis de sauver ? Dans le cadre d’une récente étude, seize groupes de recherche indépendants ont tenté de quantifier l’impact de ces programmes grâce à des modélisations sur dix agents pathogènes dans 98 PRFI.

Les agents pathogènes ciblés étaient les suivants : virus de l’hépatite B, Haemophilus influenzae de type B, virus du papillome humain, encéphalite japonaise, rougeole, Neisseria meningitidis sérogroupe A, Streptococcus pneumoniae, rotavirus, rubéole et celui de la fièvre jaune.

Des dizaines de millions de vies sauvées

Résultats : depuis 2000, les vaccinations pour ces dix maladies majeures auraient permis d’éviter la mort de 37 millions de personnes évoluant dans les pays concernés. Il ressort également de ces travaux que les enfants nés en 2019 (toujours dans les 98 PRFI étudiés) qui ne sont pas vaccinés seront 45 % plus susceptibles de mourir avant l’âge de cinq ans.

Même à l’âge adulte, la différence entre les vaccinés et non-vaccinés est encore marquée. Les enfants nés en 2019 dans ces pays connaîtront en effet une mortalité inférieure de 72 % au cours de leur vie s’ils sont vaccinés contre les dix maladies modélisées.

Enfin, au cours de la vie des personnes nées entre 2000 et 2030, les résultats révèlent que 120 millions de décès seront évités grâce à la vaccination. Sur cet échantillon, 96 millions de vies seront sauvées par les vaccins contre la rougeole et l’hépatite B.

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Les vaccins ont sauvé plus de 37 millions de vies d’enfants depuis 2000. Crédits : Flickr/ Pan American Health Organization PAHO

« Notre étude témoigne des énormes avantages de santé publique qui peuvent être obtenus grâce aux programmes de vaccination dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire », conclut l’épidémiologiste Neil Ferguson, de l’Imperial College de Londres. « En projetant jusqu’en 2030 dans ces 98 pays, nous avons fourni des informations sur les domaines dans lesquels les investissements dans la couverture vaccinale devraient être orientés pour obtenir de nouveaux gains ».

Naturellement, ce nouveau modèle présente quelques limites dans a mesure où nous manquons de données empiriques sur la charge de morbidité et les décès dans une majorité de ces pays. Cela dit, il s’agit d’une estimation sérieuse et la plus grande étude menée sur le sujet à ce jour.