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Vaccin contre la variole du singe : ce qu’il faut savoir

Crédits : geralt/Pixabay - RF._.studio/Pexels (montage: SciencePost)

Le mercredi 10 août, le gouvernement a lancé une expérimentation sur un nombre réduit de pharmacies. Celles-ci recevront des doses de vaccin contre la variole du singe. Le but est d’apporter un moyen de lutter contre la propagation de la maladie à une échelle locale, loin des grands centres urbains de vaccination ou des hôpitaux. Ce test devra aussi établir si les officines sont capables de stocker et d’administrer ce vaccin. Le sérum possède en effet des caractéristiques bien particulières.

À noter que si vous êtes cas contact, que vous présentez des symptômes ou que vous avez vécu une situation à risque, la mairie de Paris a réuni toutes les informations utiles pour la détection et la prise en charge de la maladie.

Pour quel public ?

La variole du singe n’était pas considérée jusqu’alors comme une infection sexuellement transmissible (IST). Toutefois, sa propagation récente en Occident a mis en lumière le contact sexuel comme le vecteur de transmission privilégié de ce virus. Le magazine missions santé rappelle d’ailleurs l’importance du dépistage des IST et insiste sur le fait que chaque jour, un million de personnes en contractent une dans le monde.

En revanche, il n’est pas question de vacciner toute la population et même les professionnels de la santé prenant en charge les malades n’y sont pas contraints. Toutefois, la Haute Autorité de Santé préconise le vaccin pour les publics successibles de contracter la maladie :

  • Les cas contacts (jusqu’à deux semaines après le contact à risque).
  • Les individus travaillant dans les métiers du sexe, ainsi que les employés des endroits dédiés à la consommation sexuelle.
  • Les hommes ayant plusieurs partenaires sexuels masculins.
  • Les personnes transsexuelles ayant plusieurs partenaires sexuels.
vaccin variole du singe
Une vue d’artiste du virus de la variole du singe. Crédits : geralt / Pixabay

Un vaccin fragile

Le lundi 8 août, à Paris, le plus grand centre de vaccination contre la variole du singe du pays a rappelé en catimini 500 personnes pour leur inoculer à nouveau le sérum. Un problème dans un réfrigérateur avait en effet brisé la chaîne du froid, rendant ainsi le vaccin bien moins efficace. Celui-ci doit être impérativement conservé à -80 °C. Toutefois, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), il n’y a pas de risque sanitaire pour ces personnes. Elles devront seulement recevoir une nouvelle dose pour une protection optimale.

C’est justement les difficultés de conservation qui seront mises à l’épreuve lors de l’expérimentation dans cinq pharmacies à partir du mercredi 10 août. Le vaccin est par ailleurs le même que celui de la variole classique, car les deux virus viennent de la même famille, même si cette souche présente de nouvelles mutations. À noter qu’une à deux doses de sérum sont nécessaires pour être vacciné. Néanmoins, la protection fournie n’est pas totale : son efficacité est de 80 %.

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Crédits : RF._.studio / Pexels

Effets secondaires

Les effets secondaires du vaccin contre la variole du singe sont ceux habituellement détectés lors de l’administration d’un vaccin : fatigue, frissons, douleurs articulaires, dans les extrémités ou au point d’injection, nausées, maux de tête, migraine et fièvre. En outre, si vous avez une dermatite atopique, il est possible que des réactions soient observées. Enfin, des allergies graves peuvent aussi survenir, mais elles restent rares.