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Vaccin contre la grippe : Balayer les idées reçues sur les produits toxiques !

Crédits : Grook Da Oger / Wikipédia

L’automne est là et bien là. Avec ça, son lot de rhume, angine… et surtout de grippe. Cette année, moins d’un tiers des Français prévoient de se faire vacciner. Jugé trop risqué par certains, il était bon de faire le point sur sa composition et de balayer les idées reçues.

Une étude récente révèle que 29 % des Français prévoyaient de se faire vacciner contre la grippe cet hiver. Il faut savoir que la grippe tue chaque année en France 9000 personnes âgées de plus de 65 ans.

Tout d’abord, il est essentiel de dire que le vaccin ne transmet pas la grippe. En effet, les virus grippaux sont inactivés. Contrairement aux autres vaccins, les vaccins antigrippaux utilisent des antigènes de surface, donc n’inoculent pas la maladie et permettent au corps de fabriquer des anticorps. La fabrication des anticorps est sollicitée par l’injection « de petits morceaux de capsule du virus tué », comme l’explique à Metronews Lucien Bennatan, pharmacien et directeur général du groupe PHR.

Chaque année, les souches virales varient. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) surveille les mutations du virus afin de déterminer la composition du vaccin. Ayant peu changé en une année, la composition du vaccin restera la même pour l’hiver 2014-2015.(A/California/7/2009 (H1N1), A/Texas/50/2012 (H3N2), B/Massachusetts/2/2012.)

Si vous lisez attentivement la notice, comme nous le demandent souvent les publicitaires, vous pourrez voir apparaître des traces d’ « œuf » et « protéine de poulet ». En effet, souligne le ministère de la Santé, les vaccins sont « préparés à partir de virus cultivés sur œufs de poule embryonnés, fragmentés, inactivés, purifiés et concentrés ».

Du formol (désinfectant existe déjà en faible quantité dans notre organisme) ainsi que de l’octoxynol (un antiseptique naturel fabriqué par l’œuf) apparaissent aussi dans les excipients. Ces deux composants permettent que la piqûre ne soit pas suivie d’infection ni ne provoque de bouton purulent.

Depuis 2000, le thimérosal, ce composé contenant du mercure, a été retiré de la composition du vaccin. Aucun risque donc d’en trouver dans les vaccins antigrippaux. Même chose pour les adjuvants comme les sels d’aluminium, ces vaccins n’étant pas adjuvantés.

Source : Metronews

– Illustration : Grook Da Oger