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Une usine automatisée pour fabriquer des panneaux solaires avec le sable du désert

Crédits : Max Pixel

Certaines sociétés travaillent sur la baisse des pollutions et des coûts relatifs à la fabrication de panneaux solaires. C’est notamment le cas de Maana Electric qui devrait bientôt tester une sorte de petite usine automatisée pour produire des panneaux avec le sable récolté dans le désert.

Un projet prometteur, mais encore mystérieux

En règle générale, la production des panneaux photovoltaïques est à l’origine d’importantes émissions de gaz à effet de serre. Si leur utilisation reste très intéressante d’un point de vue écologique, leur fabrication génère en effet tout de même 72 g de CO2 par kilowattheure. Et malheureusement, cette valeur est encore un peu trop élevée pour se montrer entièrement viable dans la lutte contre réchauffement climatique.

Un article publié le 30 juillet 2021 par Interesting Engineering évoque le projet TerraBox de Maana Electric, une start-up basée au Luxembourg. Cette dernière a mis au point plusieurs prototypes d’une machine capable de fabriquer des panneaux solaires en utilisant uniquement de l’électricité et du sable, présent en abondance dans différentes zones désertiques du globe. Selon les responsables du projet, ce processus de production est entièrement propre.

Chaque machine se trouve dans un container afin de faciliter son acheminement en plein désert. Tout le processus est automatisé et ne requiert donc pas de présence humaine, sauf pour la maintenance. Sur l’unique visuel de Maana Electric (voir ci-après), il est notamment possible de voir une imposante ferme solaire dans le désert avec un container et des pelleteuses charriant du sable à proximité. Néanmoins, ce concept qui semble exceptionnel au premier abord n’en demeure pas moins un mystère. En effet, Maana Electric a livré très peu de détails à son sujet.

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Crédits : Maana Electric

Une version lunaire à l’étude

Quoi qu’il en soit, l’objectif semble de faire en sorte de faire baisser les coûts de fabrication tout en permettant de lutter véritablement contre le réchauffement climatique. Par ailleurs, cela permettrait aussi de réduire la dépendance vis-à-vis de la Chine. En effet, ce pays fabrique actuellement la majorité des panneaux solaires à l’échelle mondiale.

Malgré le manque d’information concernant la TerraBox, la start-up a annoncé le déploiement de plusieurs projets pilotes dès 2022. Celle-ci a également déclaré travailler sur une autre version de sa machine. Il s’agirait cette fois d’une version à envoyer sur la Lune pour exploiter le régolithe lunaire et le transformer en silicium de haute pureté.

Rappelons que le silicium fait partie de ces matières premières servant notamment dans la fabrication de composants électroniques tels que les puces électroniques. Or, le monde connaît actuellement une pénurie de ce genre de composants, notamment en raison de besoins en matières premières de plus en plus importants.