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Quand l’US Air Force veut utiliser des champs de force pour éviter les attaques nucléaires

Crédits : Piqsels

Dans un rapport prévisionnel, l’armée de l’air des États-Unis réfléchit à des systèmes se basant sur des technologies électromagnétiques pour neutraliser des attaques de missiles nucléaires ainsi que des attaques de drones.

Des champs de force antimissile et anti-drones

Le rapport Directed Energy Futures 2060 explore les possibilités de défense du territoire américain dans une quarantaine d’années. Ce document provenant de l’Air Force Research Laboratory (AFRL) évoque notamment des champs de force. Ce type de technologie est très présent dans les films de science-fiction, par exemple pour protéger les vaisseaux face à de puissantes attaques. Pour l’armée de l’air des États-Unis, les champs de force pourraient neutraliser des attaques de missiles nucléaires ou encore des attaques de drones armés. Un tel dispositif pourrait en outre être transporté par avion ou s’intégrer à un satellite militaire.

Plus précisément, le rapport décrit l’utilisation d’un faisceau d’énergie électromagnétique pointant une cible. Il pourrait s’agir d’un rayon laser destructeur ou ayant vocation à brouiller les fréquences radio. Et si les champs de force appartiennent pour l’instant à la science-fiction, les armes à énergie électromagnétique existent déjà. Une trentaine de pays disposent en effet déjà de cette technologie, en cours de test ou déjà opérationnelle. Dans la plupart des cas, le but est de neutraliser des drones civils ou militaires.

Crédits : Directed Energy Futures 2060 / AFRL
systême anti missile champ de force
Crédits : Directed Energy Futures 2060 / AFRL

Rien n’est impossible d’ici à 2060

Si détruire un drone est tout à fait possible avec la technologie actuelle, venir à bout d’un missile nucléaire est pour l’instant assez fantaisiste. Par ailleurs, dans le cas d’un missile hypersonique, la difficulté serait encore plus grande du fait de l’impossibilité d’anticiper sa trajectoire. Toutefois, il n’est pas exclu qu’une technologie opérationnelle et efficace capable d’une telle prouesse puisse voir le jour d’ici une quarantaine d’années.

Outre les champs de force antimissiles et capables de détruire des drones, le rapport de l’AFRL évoque d’autres technologies. Citons notamment l’Active Denial System (ADS), un dispositif déjà existant. Il s’agit d’une arme antiémeute à destination des forces de l’ordre et visant donc des humains. L’arme en question est capable de cadencer des ondes millimétriques à 95 GHz. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ses effets font froid dans le dos. En effet, l’ADS peut chauffer la peau des émeutiers à proximité à une température de 55°C.

En 2019, le département de la Défense des États-Unis (DoD) avait également publié un rapport prévisionnel assez troublant. Il y était question de l’apparition de cyborgs dans les rangs de l’armée à l’horizon 2050. Le document évoquait notamment des appareils améliorant la vue et l’ouïe. Évoquons aussi une sorte d’implant doté d’un réseau de capteurs cutanés permettant d’améliorer les performances physiques et, en cas de danger, de prendre automatiquement le contrôle des muscles. Ce dispositif pourrait par ailleurs s’associer à un exosquelette.